Délégation & Autonomie des enfants, Ménage, Organisation du quotidien, Organisation familiale

Notre ami le linge

Ah, le linge. Ma grande passion. Quand tu te dis qu’il faut faire une lessive, il est souvent déjà trop tard. Tant que tu as encore des culottes propres, le panier à linge est comme recouvert d’une cape d’invisibilité ; tu ne le vois pas, tu es bercé.e par la douce illusion que tu es laaaarge. Et quand il réapparait comme par magie, tu as déjà 3 lessives de retard (un peu comme les avocats qui passent de durs comme de la pierre à même-pour-un-guacamole-c ‘est-mort en une nuit.).  

Je ne sais plus si le déclic pour que l’on mette au point un vrai système pour gérer les lessives a été une énième “tournée du mort” (mais si, la lessive que tu as remis en route deux fois parce que tu as oublié de la sortir, mais qui malgré les 3 lavages sent toujours la mort), la fois de trop à ressortir un truc du sale, faute de trucs propres à se mettre (roooh, ça va, on le fait tous.tes !), ou bien la vision décourageante d’un panier rempli alors que je me pensais enfin “à jour” (j’ai des joies simples dans la vie), toujours est-il que nous avons eu un déclic.  

Nous avons commencé par nous attaquer à l’origine du mal : l’inventaire. Si le linge est un problème, il en faut moins. Facile non ? Je ferai un post sur comment faire faire du tri aux enfants, mais au final tout le monde a mis le nez dans ses affaires, et les garde-robes ont été divisées par deux (3 ou 4 pour la mienne qui, après un tri en plusieurs étapes tient maintenant dans 2 petits tiroirs et 2 grands tiroirs).  

Avoir moins de vêtements a eu trois avantages immédiats sur la gestion des lessives :  

  • Avec moins à se mettre, on met les habits plus longtemps avant de les mettre au sale, le bac à linge se remplit moins vite, donc on se laisse moins prendre au dépourvu face à un bac qui déborde trop vite.   
  •  Avec moins de stock, il faut que le lavage-séchage-pliage- rangeage (rangement ça bousillait mon effet) aille plus vite si l’on veut toujours avoir un truc à se mettre. Cela nous force naturellement à être à jour.   
  • Du coup, au revoir la pile de linge qui grandit sur le canapé/haut de la machine à laver/sol de la chambre ; le cycle du linge (le laps de temps entre le vêtement qui quitte ton corps jusqu’à celui où il revient plier dans ton armoire) est très fortement réduit

La deuxième chose a été d’enlever les différents paniers à linge de la maison et de n’en garder qu’un seul, qui a survécu à cette chasse aux sorcières car il a l’avantage de faire pile-poil la taille d’une lessive. Ce qui fait que quand on met une machine en route, il est automatiquement vide, donc on n’accumule plus de retard. A l’époque il se trouvait à côté de la machine, pratique pour faire le point à chaque fois qu’on met un truc au sale. Maintenant, comme la plupart des gens en Suisse, nous avons une buanderie partagée. La nôtre est en dehors de l’appartement, donc le panier est dans la salle de bain.  Les enfants sont responsables de récupérer leur linge sale dans leur chambre, ce n’est pas à nous de le faire Alors oui, au début ils ont eu la flemme, mais à la première journée sans slop propre le matin d’école, ça c’est nettement amélioré. On appelle ça vivre avec les conséquences naturelles (ici la gêne, le désespoir) de ses actions (ici la flemme) ! 

Pour ce qui est du lancement des machines à proprement-dit, on a aussi simplifié. Nous n’avons gardé que les vêtements faciles d’entretien. On ne perd pas de temps à trier, on met tout à 40 degrés, et voilà. Un seul programme à se souvenir, comme ça même les enfants peuvent lancer une machine !  

Et notre dernier coup de génie (oui, de génie), la délégation. Ben oui, si nous avons fait en sorte que le linge soit désormais un jeu d’enfants à gérer, autant les y faire jouer (alors je ne vous cache pas que ça n’a pas eu autant de succès qu’une partie de Catan) ! Du coup, grosse envie soudaine de responsabiliser enfant numéro un et lui apprendre ce que c’est d’être un homme, un vrai. Il ne fait pas non plus TOUTES les lessives, mais au moins la moitié, et ça nous soulage pas mal, surtout quand la laverie est deux étages plus bas et qu’il faut passer par l’extérieur (c’est bon pour son petit corps en pleine croissance de prendre l’air de toute façon).    

Pour ce qui est de trier le linge une fois propre, numéro deux s’en charge car il aime aider est super vénal et échange cela contre des “bons points” (notre outil de manipulation système de récompense, j’en parlerai une autre fois.).  Il fait un tas par personne, que chacun range (de toutes façon il vaut mieux que ce ne soit pas moi parce qu’avec 3 garçons, je me trompe tout le temps dans le quoi est à qui). Il fait même les paires de chaussettes.   

Enfin notre dernière astuce pour se faciliter la gestion du linge a été “le lâcher prise” (j’aime être tendance dans mes concepts). C’est beau einh? Ça consiste juste à n’en avoir rien à faire si les vêtements des enfants ne sont pas bien pliés. Comme on s’en fiche, on ne vérifie pas, on ne fait pas refaire, on se deleste de cette responsabilité. Encore une chose en moins à faire.   

Par contre je n’ai toujours rien trouvé pour éviter les chaussettes célibataires. Vous avez la solution miracle ?


Vous êtes à un clic de ne plus jamais être dépassé.e par les lessives.


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