Organisation du quotidien, Tri & désencombrement

Notre ami le shopping

Désencombrer son espace de vie pour s’alléger le quotidien, c’est bien. Mais si on ne veut pas que ces efforts soient en vain, il faut éviter d’accumuler à nouveau. Après notre grand désencombrement (voir article ici), nous avons vraiment regardé nos habitudes d’achat. Alors comme d’habitude, je n’ai pas réinventé la roue, je me suis plongée dans les lectures et l’écoute de podcasts, et j’ai suivi les règles qui résonnaient le plus en moi (j’essaie de parler comme une vraie blogueuse inspirante en utilisant des mots inspirants comme “résonance”).  

J’en ai conclu que, face à un achat éventuel, on ne se posait pas les bonnes questions. On se demandait juste si on en avait besoin. Cela parait comme LA question sensée, mais elle est limitée, car nous sommes très fort.e.s pour nous persuader d’avoir besoin de quelque chose, alors qu’en fait, on en avait juste envie et qu’on aurait pu faire sans (non, je ne parle pas de mon ex, ne soyez pas mauvaise langue s’il-vous-plait!). Bref. Voici maintenant les questions que l’on se pose avant d’effectuer un achat.  

Y’a-t-il une alternative à cet achat ? 

Des alternatives, il y en a souvent.  

  • Les abonnements à la ludothèque et à la bibliothèque font que nous n’achetons plus ni jeux de sociétés, ni livres. Il y a des abonnements pour tout maintenant, même l’équipement de puériculture.  
  • Le prêt – les choses dont nous n’avons besoin qu’une ou deux fois par an, nous demandons à nos amis ou voisins. Cela nous permet d’apprendre à les connaitre et renvoyons avec joie l’ascenseur. 
  • La réparation bien évidemment. Mais pour ça je me fixe des règles, je dois réparer ou faire réparer dans la semaine, sinon, je cherche une autre alternative (si je ne prends pas le temps en 7 jours, je ne le prendrai jamais)
  • La substitution – Je n’ai plus de pantalon de pyjama mais j’ai un pantalon de yoga qui commence à faire la tête. Au lieu de racheter les deux, j’utilise le pantalon de yoga en pyjama, et pour les 3 fois où je fais du yoga par an, (et vu mon niveau) je mets un legging. Ça vaut pour tout. Quand on commence à réfléchir, on trouve plein de substituts à tout. 

Est-ce que j’en ai envie ou besoin ? 

Non seulement cette question réduit le nombre d’achats, mais elle valorise aussi l’achat plaisir qui devient plus réfléchi, intentionnel et assumé. En fait je divise mes achats en 3 catégories:  

  • Les envies non-essentielles – sauf ENORME coup de cœur, je n’achète pas. Le bonheur que j’ai à avoir une maison et une garde-robe facile à vivre prend toujours le dessus par rapport à la joie éphémère de posséder un objet. 
  • Les essentiels dont je n’ai pas envie – dans ce cas j’essaie en priorité de trouver une alternative à l’achat. Le cas échéant, j’essaie au moins de trouver un modèle qui remplit des critères de praticité, de facilité d’usage et d’entretien.  
  • Les essentiels qui me font envie : Si l’achat est la seule alternative, que cela me fait plaisir et qu’en plus j’en ai besoin, je fonce.  

Quel est le coût réel de cet objet ?  

C’est une question qui m’a fait tilt quand elle a été abordée dans un des épisodes du podcast de “The Minimalists”. Le coût d’un objet est très différent de son prix annoncé en magasin. Avant d’acheter, nous prenons maintenant toujours en compte :  

  • Le prix de fonctionnement : électricité pour ce qui se charge, les piles pour le reste, gaz pour une Sodastream, etc. 
  • Le prix des accessoires : les protections pour un nouveau vélo, les jeux ou manettes en plus pour une console, des pots pour les nouvelles plantes, etc.  
  • Le prix d’entretien : le nettoyant spécial pour ces chaussures, le pressing pour cette robe, la microfibre pour ce fauteuil, la révision du vélo ou de la voiture, etc. 
  • Le prix du stockage : un abri ou ratelier pour les vélos, une nouvelle étagère pour les livres, etc. 
  • Le temps passé à s’occuper de l’objet en question 

Combien d’heures de liberté cela va me coûter ? 

Je ne compte plus le prix des choses en francs/euros, mais en heure de liberté (mais quelle hippie je suis). Mettons que je vois une paire de bottes à 200 euros, que je sois prête à me séparer de cet argent, et que je gagne 20 euros de l’heure comme salariée. Est-ce que je préfère travailler 10 heures pour me les payer, ou bien me prendre 10 heures de congés supplémentaires (sans solde). Parce que ça revient au même au final. Dans les deux cas, j’ai 200 euros en moins. Dans le premier j’ai une paire de bottes en plus, et dans l’autre j’ai un jour et demi de vacances en plus (sans les enfants bien entendu)

Le temps, c’est de l’argent. Moi je préfère dire que l’argent, c’est du temps (roooooh, c’est super profond ce que je dis, je devrais peut-être me reconvertir en philosophe professionnelle !)

Bonus – Nos bonnes habitudes 

En plus de nous poser de meilleures questions nous avons quelques autres habitudes qui nous permettent de maitriser le flux de ce qui rentre à la maison.

  • Non aux échantillons gratuits/ cartes à collectionner de supermarchés. Non seulement ce sont des choses que, jusqu’à ce que l’on me les mette dans les mains, je n’avais aucune intention de posséder. Je vais en plus devoir les stockers, les ranger, et les voir trainer. C’est non. (En plus c’est rigolo de voir la réaction en caisse quand on refuse un truc gratuit, vous verrez une vraie palette d’émotions.)  
  • Quand un objet rentre, trois doivent sortir Pour les vêtements on a suivi ce ratio pendant un moment, mais maintenant on fait un pour un car nous avons des gardes-robes très minimalistes.  
  • Toujours de seconde main– Car on ne trouve pas tout, tout de suite en seconde main. Il faut faire des recherches. Donc si on a la flemme de patienter ou de faire des recherches pour un article en particulier, c’est qu’on pourrait s’en passer. Ça marche très bien avec les enfants. Au bout de 3 ou 4 visites de magasins ou de quelques jours passés en ligne à chercher un truc en particulier, ils passent très souvent à autre chose. On s’évite donc un achat qui aurait été inutile.  

Donc voilà. D’habitude j’ai des conclusions à la fois pertinentes et drôles (bien entendu), mais là je sèche. Je ne vais peut-être pas devenir philosophe professionnelle tout de suite en fin de compte. 


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