Délégation & Autonomie des enfants, Organisation du quotidien, Organisation familiale

Notre amie la sérénité

Avant d’avoir des enfants, j’étais en mouvement perpétuel. Heureusement mon mari est le Yin the mon Yang (ou le Bataille de mon Fontaine si vous préférez), et m’a forcé à ralentir. Je lui dis merci car malgré un travail à temps plein, un mari souvent absent, trois jeunes enfants d’âges rapprochés et peu de soutien logistique dû à notre éloignement géographique, j’ai eu la chance de ne jamais souffrir d’épuisement parental. Je me suis demandée comment j’avais réussi à passer à travers alors que j’étais la candidate idéale. Je crois que c’est un mélange de plusieurs choses. Voici le fruit de mes réflexions.  

Nos routines journalières

Certains moments de nos journées sont pré-organisés, codés à l’avance pour ne pas avoir à réinventer la roue à chaque fois. Les routines ont évolué selon l’âge des enfants et leur plus grande autonomie, mais nous avons toujours eu : 

Une routine du soir : cela inclus la préparation pour le coucher des enfants (chaque étape dans le même ordre et à la même heure pour que cela devienne une habitude), et la préparation du lendemain (rangement des pièces communes, préparation des habits, des lunchs, des sacs, machine et lave-vaisselle en route, etc), Résultat : les couchers se sont toujours bien passés, la matinée suivante est déjà simplifiée, et nous avons du temps pour nous.  

Une routine du matin : comme pour le matin, l’heure de chaque étape de la préparation ne varie pas d’un jour à l’autre. On effectue les mêmes choses, dans le même ordre, tous les jours. Résultat : une préparation plus sereine, pas de yoyo mental à se demander ce qu’il nous reste à faire, et un début de journée plus positif pour tous.  

Nos habitudes hebdomadaires  

La routine des courses et des repas : Depuis que nous avons des enfants nous faisons les menus et les courses à la semaine. Un gain de temps incroyable, et des décisions regroupées sur une journée et non étalées sur sept.  

La routine dimanche soir : chacun se fait à manger. Quel bonheur de souffler un peu avant le début de la semaine ! 

Des agendas allégés  

Les activités : nous avons fait le choix délibéré de ne pas surcharger nos enfants. Officiellement pour les préserver, leur apprendre à se poser et à développer leur imagination et leur créativité. Officieusement, pour nous épargner du travail supplémentaire. Une seule activité extra-scolaire chacun, choisie uniquement en fonction des jours et des horaires des cours, et de leur proximité géographique. Je ne pense pas que l’on prive le monde du futur talent de la musique.

Les invitations : si les enfants sont invités à plus de deux évènements dans la semaine ou le week-end, on leur demande de choisir les plus importantes, sinon ils cumulent de la fatigue et ça part en vrille à la maison.  

Dire non : Je suis déjà partie les mains dans les poches pour une réunion à la crèche ou à l’école, et revenue trésorière ou responsable de la brocante d’un établissement de 600 élèves (maligne la fille). Maintenant je réfléchi avant de dire oui, et je m’assure qu’en disant oui à quelqu’un, je ne me créé pas de la fatigue ou des soucis inutiles.  

Limiter les stimulations  

La musique : jusq’aux 9 ans de mon ainé, il n’y avait même pas de musique à la maison. Il y avait déjà assez de bruit avec les trois. Les choses ont évolué et nous mettons maintenant de la musique avec plaisir, mais à des moments choisis, et non par reflexe ou peur du silence (et puis je chante tellement bien qu’on dirait Adèle en personne). Nous sommes très à l’aise avec le silence (oui, dès fois j’arrive à arrêter de parler). 

Les écrans : 1h30 par semaine répartie sur 3 jours, c’est ce à quoi ils ont droit. Pour la télévision, si on l’allume, c’est pour regarder quelque chose de spécifique (généralement du sport), ou pour passer un moment choisi en famille devant un film ou une série. On ne l’allume pas par reflexe, juste pour voir ce qu’il y a (il n’y a jamais rien de toute façon non ?) et jamais parce que l’on s’ennuie. 

Notre intérieur : nous avons peu d’objets autour de nous, donc pas de sur-stimulation visuelle. Chaque objet est choisi et apprécié. Un intérieur calme et facile à entretenir, pour nous c’est la base d’un quotidien apaisé.

Ne pas se mettre la pression 

On ne sera jamais les parents parfaits. De toute façon, en étant leur mère, s’ils finissent chez le psy on leur dira que c’est de ma faute quoi que je fasse, non ? Bon. Alors voilà une liste non exhaustive des choses pour lesquelles on a décidé de ne pas s’en faire :  

  • Les repas : on ne les force pas, ils doivent juste essayer. 
  • Les habits : on privilégie l’entretien et le confort plutôt que le look, je ne me bagarre pas pour qu’ils mettent un pantalon s’ils ne veulent pas. 
  • L’état des chambres : on demande juste à ce que le linge ne traine pas (comme eux aussi sont minimalistes, elles sont peu dérangées au final) 
  • Les gouters d’anniversaire : on en fait de temps en temps, pas tous les ans, avec peu d’enfants, et juste pour qu’ils jouent à la maison, on ne passe pas des heures à préparer des activités.  
  • Cadeaux de Noel et d’anniversaire : on limite le nombre pour tout le monde. Ils en profitent mieux, et on évite la course de fin d’année à acheter trop de choses.  

Le travail en équipe 

Cela a toujours été clair avec mon mari, nous sommes tous les deux responsables de notre quotidien et de notre habitation. Je ne suis pas là pour faire les choses, et lui pour “aider” (en quoi avoir des ovaires ferait que j’ai plus de capacité ou de plaisir à m’occuper de mon intérieur ou des courses ? )

Pareil pour les enfants. Nous ne sommes pas à leur service, nous sommes là pour les accompagner vers l’autonomie. Alors oui, plus ils sont petits plus on en fait pour eux, mais on a voulu très tôt les sensibiliser au fait que nous vivons ensemble, donc que nous partageons les responsabilités, chacun à notre niveau.  Quand on fait tout à 5, et ben ça va 5 fois plus vite pour tout : le ménage, le tri du linge, les courses, faire les valises pour les vacances, etc. 

Conclusion : Tout ça peut paraitre assez rigide, mais grâce à toute ces petites choses et à notre organisation du quotidien, nous nous dégageons beaucoup de temps pour nos loisirs, ou pour simplement ne rien faire. Je peux faire du sport tous les jours, nous allons à la bibliothèque, jouons énormément avec les enfants, passons du temps à nous balader, à lire, bref, à profiter les uns des autres et à ce que notre environnement a à nous proposer, sans courir partout.  


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