Délégation & Autonomie des enfants, Organisation du quotidien

Desinvibiliser le travail domestique

Nos sociétés ont un peu évoluées ces dernières années en ce qui concerne le partage de la charge mentale. Déja, on sait toutes ce que c’est. Beaucoup de mamans  se sont reconnues dans la célèbre BD d’Emma de 2017  “fallait demander”. Si tu n’as pas lu cette BD, je te laisse 10 minutes pour le faire, mais tu reviens tout de suite après okay ? Et si cette prise de conscience a permis d’entamer une discussion au sein du couple et de la famille, pour beaucoup la discussion s’est soldée par l’une de ces deux choses :

  • Une prise de conscience mais sans changements durables
  • Un déni de la situation  et donc aucun changement

Je pourrais parler du premier point pendant longtemps, et j’ai même créé des outils et tout un programme pour accompagner les familles dans une meilleure gestion de leur temps et la mise en place d’un vrai partage des tâches et des responsabilités. Je parle longuement de ce sujet dans cet article.

Ici c’est du deuxième cas de figure dont je voudrais parler. Je n’ai pas (encore) de baguette magique, mais une réflexion personnelle à partager qui pourrait peut-être aider. Nous les mamans sommes souvent amenées à rationaliser notre temps, à faire plusieurs choses à la fois pour faire tourner la maison et la famille.

Le travail invisible

De fait, dans notre envie de faire avancer les choses d’une case tous les jours, nous effectuons de nombreuses taches de manière totalement invisible. Voici quelques exemples:

  • Lancer une machine quand les enfants sont sous la douche ou que notre conjoint.e s’en occupe
  • Faire à manger quand toute la famille fait autre chose
  • Commander les courses en ligne sur la pause de midi
  • Faire les courses sur le chemin de la maison
  • Étendre la lessive avant de se coucher quand tout le monde est au lit
  • Prendre les rendez-vous médicaux quand personne n’est dans les parages
  • Faire le ménage pendant la sieste, ou quand notre conjoint.e n’est pas là

La liste est longue. Pensez à tout ce que vous faites en mode furtif soit pour optimiser votre temps, soit par dépit du manque d’investissement de la famille, soit par obligation car vous en avez tellement à faire que vos options sont limitées.

Le coût du travail invisible

Cette organisation peut malheureusement avoir un coût. Certaines tâches deviennent invisibles et la famille pense que le panier à linge est magique et absorbe les vêtements sales puis les recache propres et pliés dans l’armoire (si vous avez un panier comme ça, faite moi signe par contre). Et si personne ne voit ce que l’on fait, la prise de conscience est plus compliquée. Attention, je ne trouve pas d’excuses aux personnes qui se dédouanent de leurs responsabilités et préfèrent ne pas voir et ce n’est sûrement pas la faute des mamans si elles sont obligées d’adopter ce mode furtif.

Pour qu’une situation change, il faut commencer par la rendre visible avant de trouver des solutions pour y remédier. Laissez moi vous donner un exemple parlant : Si je suis invisible aux yeux de Bradley Cooper, il ne peut pas se rendre compte que je suis la femme qu’il lui faut; alors que si il me voyait j’aurais déjà plus de chances de changer sa situation amoureuse. Vous voyez le truc ?

Désinvisibiliser le travail

Désinvisibiliser notre travail consiste simplement à mettre en valeur ce travail invisible. Cela peut-être aussi simple que de parler en plus de détails de sa journée lors du repas familial (ce midi j’ai pris rendez-vous chez le docteur/j’ai fait les courses pour toute la famille). Cela peut-être dire à ses enfants “pendant que vous vous mettez en pyjama, moi je vais étendre une lessive pour que vous ayez des choses propres à vous mettre demain”.

Cette étape de mise en valeur facilitera une prise de conscience, étape indispensable avant de pouvoir rééquilibrer la situation. Cela révèle aussi aux enfants toutes les choses qu’ils vont devoir assimiler au fil des années pour devenir des personnes capables et indépendantes.

Donc si tu te reconnais dans ce portrait de femme en mode furtif, je t’invite à te montrer et à mettre en avant ta contribution pour le bon fonctionnement de la famille. C’est un bon début, et il faut commencer quelque part. Parce que si l’on ne change rien, rien ne changera.  


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Délégation & Autonomie des enfants, Tri & désencombrement

Le lien entre tri et autonomie des enfants

Ce n’est pas un hasard si les professionnelles du tri (a.k.a Home Organisers) offrent également des services de ce que l’on appelle “organisation familiale”. En effet, une maison désencombrée est plus facile à vivre, plus simple à entretenir et à organiser. Le gain de temps et d’énergie suite à une intervention  nous permet de sortir la tête de l’eau et de revoir notre organisation quotidienne.  Mais un des bénéfices cachés du désencombrement pour les familles (même celle avec des tout petits) est sur le gain d’autonomie des enfants. Voici la liste (non exhaustive) des bénéfices du tri sur les enfants.

Développe le sens des responsabilités

Faire le tri dans leur chambre les incite à prendre des décisions et à en accepter les conséquences (est-ce que garde la poupée sans tête ?). Notre respect de leurs décisions les valorise également beaucoup. C’est aussi l’occasion de faire le point sur l’état de leurs jouets ou vêtements et les incite à continuer à en prendre soin (C’est bien Marie-Kévina, ton puzzle est complet car tu le ranges toujours après avoir joué avec, on peux le garder!)

Fait réfléchir sur ses besoins

A eux de décider s’ ils jouent toujours avec tous leurs Paw Patrols ou encore avec leur livre musical (celui dont vous avez les chansons en tête même pendant la journée de travail). Cela leur apprend à réfléchir à ce qui apporte du positif à leur vie ou non (avec l’espoir qu’ielles sauront peut-être plus facilement se débarrasser de leur chéri.e on peut être trop lourdingue plus rapidement que nous au même âge !)

Facilite le rangement de la chambre

C’est mathématique, si il y a moins de choses à ranger, c’est plus facile de le faire sans l’aide de papa ou maman. Surtout si ielles ont choisi un mode de rangement et de classement qui leur convient.

Plus d’indépendance dans la maison

Plus facile de retrouver ce dont on a besoin dans une maison désencombrée et rangée. Pas besoin de demander aux parents “ils sont ou les crayoooons” s’ ils ne sont rangés que dans un seul endroit en non éparpillés dans la pièce. Fini les “je range ou les boooooools” si chaque objet à une place fixe et facile d’accès.

Le ménage est plus simple

Plus facile pour Jean-Billy de passer l’aspirateur dans un salon désencombré, de ranger son linge dans un dressing sobre, de faire les poussières s’il n’y a pas 15 bibelots à bouger. Vous voyez l’idée. Moins on a de choses, plus les entretenir devient un jeu d’enfants. Donc par définition les enfants peuvent le faire.

En règle général, se décharger des tâches ménagères (ou juste en déléguer une partie quand on a de tout petits enfants qui ne peuvent pas assumer de tâches seul.e.s) est BEAUCOUP plus facile dans un environnement allégé.

Mon défi pour vous serait de désencombrer la chambre de votre enfant, toujours avec lui ou elle, de le laisser prendre les décisions, et si vous arrivez à vraiment alléger l’espace, vous commencerez déjà à voir les résultats sur son autonomie.


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Délégation & Autonomie des enfants, Organisation familiale

Faire les valises ensemble et sereinement

Ceci n’est pas un énième article sur quoi mettre dans sa valise, mais sur comment faire pour ne pas avoir envie de tout envoyer balader dès le stade de la préparation des sacs. Parce que oui, partir en vacances c’est bien, mais oui aussi, faire les valises c’est nul. Surtout quand il faut s’occuper des affaires de tout le monde. Et si cette année, on faisait les choses un peu différemment ?

Phase 1: On planifie en avance

Avant de faire les valises,on fait souvent sa liste. Je vous recommande de plutôt faire DES listes, par catégorie (puis par personne si besoin) :

  • Les vêtements (une liste par personne)
  • Les jeux et jouets
  • Les livres 
  • Les équipements sports et loisirs (sacs à dos, gourdes, planches, paddle, raquettes,etc)
  • Les équipements électroniques (chargeurs, écouteurs, babyphone, prises, adaptateurs, tablettes,etc)
  • Les articles d’hygiène et de santé (crème solaire, dentifrice, médicaments,etc)
  • L’administratif (passeports, cartes d’assurance santé,etc)
  • Le linge

Mon conseil partage des tâches : en fonction de l’âge ou la capacité de vos enfants, ils peuvent s’occuper de remplir les listes avec LEURS affaires (ils font la liste de leurs vêtements, seuls ou avec aide) ou bien s’occuper d’une liste entière pour toute la famille (comme les jeux, les livres ou les équipements électroniques).

Phase 2 : l’empaquetage

Le plus simple pour emballer, déballer une fois sur place et ré-emballer au retour: 

  • Un sac par personne pour les vêtements
  • Un sac pour les catégories autres que les vêtements, quels que soient les utilisateur.trice.s (un sac pour les jeux, un pour l’électronique, etc).

Si vous faites une étape rapide quelque part pour juste un soir, un sac commun à tou.te.s avec seulement les affaires nécessaires pour la nuit et le lendemain matin sera beaucoup plus pratique que de sortir un sac par personne. 

Mon conseil partage des tâches : les enfants peuvent aider à chercher les éléments de la liste et les amener près du sac, empaqueter avec vous ou bien seul à partir d’une liste. Ne vous fiez pas à leurs petites mains potelées, dès 2 ans ils peuvent faire avec vous (oui, ça ira beaucoup moins vite, mais dites-vous que c’est un investissement sur l’avenir!).

Je vous quitte sur ces belles paroles : souvenez-vous, ce n’est pas à vous de tout faire. Les enfants peuvent participer (bon, sauf s’ ils sont vraiment bébés). Nos enfants sont capables de beaucoup plus que l’on croit, et si nous voulons qu’ils participent activement à la vie de la société et qu’ils prennent leurs responsabilités, on commence par participer à la vie de famille et s’occuper de soi et de ses affaires. Ils ne nous remercieront peut-être pas car ils sont ingrats, c’est bien connu, mais on aura fait le job !


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Délégation & Autonomie des enfants, Organisation familiale

Préparer les vacances en famille

“Yes, bientôt les vacances ! Ah non, bientôt les vacances”. Ces deux réactions sont à peu près simultanées dans la tête de tout parent qui ressort la crème solaire pour la première fois de l’année. Il faut bien occuper les gugusses pendant les 6 semaines de congés! Là commence le casse-tête du qui-va-où-quand-et-comment. Et pour ceux qui ont le privilège de partir en vacances, il y a la logistique du voyage à anticiper. Dans cet article, je partage avec vous quelques pistes et astuces pour que la préparation des vacances ne rime pas avec crise de nerf (oui, je sais que cela ne rime pas de toute façon mais vous voyez ce que je veux dire).

Etape 1 – Constituer la cellule de crise

Avant de commencer à remplir le calendrier, il peut être judicieux de s’asseoir avec son.sa conjoint.e et poser les grandes lignes : Camps de vacances ou vacances chez les grands-parents ? Vacances dans le coin ou plus loin ? On rentre au dernier moment ou 1 ou 2 jours avant la reprise ? 

Une fois les grandes lignes posées (calendrier à la main), on fait la liste de tout ce qu’il y a à faire, et on se répartit les tâches.

Exemple chez nous : chacun gère l’organisation avec sa propre famille si les enfants passent du temps chez les grands-parents ou les cousin.e.s. Il fait la loc de voiture, je prends les billets de train, etc.

Etape 2 – Les bons outils

Qui dit partage de tâches dit coordination. Pour cela nous utilisons 2 outils :

  • Un calendrier géant fait maison qui trône sur un mur de la cuisine pour organiser les dates et les déplacements, avec une ligne pour les enfants, une pour moi et une pour mon mari.
  • Un carnet où on écrit tout ce qui se rapporte aux vacances, dans l’ordre du déroulement : les références de réservations, les horaires, les coordonnées ,etc. Tout le monde y a accès et on ne perd plus notre temps à vérifier dans 2 boites mails et 3 google drive tous les éléments dont on a besoin, avant, et surtout pendant le voyage. Cela nous a évité pas mal de prises de tête ! (Je vous rassure, on trouve d’autres choses pour se prendre la tête, ça reste tout de même des vacances en famille non ?).

Avantage pour les enfants anxieux qui ont besoin de poser les mêmes questions 2000 fois pour anticiper et se rassurer: le grand calendrier permet de se projeter et de diminuer le nombre de questions posées. (Je tiens à remercier l’autisme de mon petit dernier sans lequel je n’aurais jamais développé autant d’outils ou de techniques pour nous organiser !).

Etape 3 – Les valises

Surtout si on part pour des vacances type “vadrouille” où l’on change de lieu tous les quelques jours, la gestion des valises est souvent pesante de peur d’oublier des choses à la maison ou sur place, (et repose souvent sur maman, on ne va pas se mentir). Donc comme au dessus, on peut faire ça en famille. Voici quelques idées qui fonctionnent chez nous :

  • On fait le point en famille et on note tout ce qu’on doit prendre avec nous, par catégorie (on peut commencer quand ils sont très jeunes)
  • Chacun à la responsabilité de sa valise de A à Z : préparation, dépôt dans le coffre, remballage quand on part d’un endroit. Quand ils étaient plus jeunes, on la faisait ensemble, puis ils l’ont fait tous seuls et on vérifiaient ensemble, ensuite ils la faisaient seuls et on leur demandait de vérifier en leur lisant la liste à haute voix, maintenant on leur dit combien de jours on part, s’ ils doivent emmener des trucs spéciaux, et c’est tout. S’ ils oublient un truc, à eux de trouver une solution. Avant qu’ils sachent lire, on leur dessinait la liste. On peut aussi prendre une photo de toutes les affaires à scotcher dans le couvercle de la valise, plus facile pour le remballage chez tata et tonton.
  • Chaque enfant a la responsabilité d’une catégorie d’objets pour toute la famille : pour nos dernières vacances itinérantes, Numéro un s’occupait de tout l’électronique. Numéro deux des livres emportés, et Numéro 3 des jeux. Liste à l’appui, cela leur apprend les responsabilités et diminue le temps de remballage tous les 3 jours. Si on ne s’occupe ni de ça ni de leurs valises, ça va plus vite (on fait quand même un dernier tour pour vérifier, on n’est pas fous).

La préparation des vacances peut prendre du temps et il y a souvent mille choses à faire. Si toute la famille profite des vacances, il n’y a pas de raison qu’il n’y ait qu’une ou deux personnes qui les organise. Même les tout petits peuvent prendre leur (toute petite) part. On leur apprend les responsabilités, l’autonomie, et on se régale à l’avance, en les préparants, des bons moments à venir. 


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Délégation & Autonomie des enfants

Desinvisibiliser le travail domestique

Non, je ne fais pas cet article pour montrer que je connais des mots de plus de 3 syllabes. Enfin pas que. C’est surtout pour parler d’un sujet qui me tient à cœur.  

Être organisée c’est la base d’un quotidien facile à gérer (hasta siempre la organization). Mais gérer le quotidien de la famille toute seule, même comme une pro, ce n’est pas gérable sur le long terme. La clé, c’est le partage des tâches, de la charge mentale et l’autonomisation des enfants, quel que soit leur âge.  Bien. Alors on commence par où ?

Le premier conseil que l’on reçoit c’est de montrer l’exemple, cela parait évident. Mais alors pourquoi doit-on répéter les choses 3 fois avant que le salon soit rangé alors que les garçons nous voient le faire tous les soirs ? A part le fait que ce soit peut-être de grosses feignasses ? Et bien parce qu’en fait, ils ne nous voient pas ! Quand on range, on a comme une cape d’invisibilité sur nous. Et impossible de donner l’exemple correctement si notre travail est invisible.  

Mes réflexions sur le sujet ces dernières années m’ont amené à différencier deux types de travail domestique invisible (attention, vocabulaire techniques en approche) : le travail totalement invisible, et le travail quasi-invisible (je vous avais prévenu). 

Le travail totalement invisible 

Ce sont les machines que l’on met en route pendant les siestes, les lave-vaisselles que l’on vide pendant les douches, les courses que l’on fait en drive sur le temps de midi, le linge que l’on plie quand ils sont couchés, les courses que l’on fait quand ils sont au sport, le coup d’éponge sur le lavabo avant de sortir de la salle de bain. On pourrait en citer des dizaines. Toutes ces choses qu’on fait “pour avancer”, pour gagner du temps (oui mais du temps pour quoi, pour en faire plus ?), ou parce que cela parait plus simple de le faire sans les enfants dans les jambes. Si personne ne nous voit faire ces tâches-là, comment réussir à se faire aider, ou mieux encore, à s’en décharger ? Et comment leur montrer l’exemple ?

Le travail quasi invisible 

C’est le travail qui est perçu comme faisant partie du décor. Ce n’est même pas perçu comme une tâche domestique, c’est juste normal, c’est ce que fait maman tous les jours, c’est son truc.  Je parle des repas que l’on prépare quand les enfants font les devoirs, du ménage que l’on fait vite fait quand ils jouent dans leur chambre, du rangement de la table du petit dèj quand ils se préparent pour l’école, du coup d’aspi rapide quand ils sont sur les écrans. Ils sont présents, dès fois même dans la même pièce que nous, mais ils ne voient pas VRAIMENT ce que nous faisons, trop occupés à vivre leur vie et à nous laisser vivre la notre.  

Désinvisibiliser le travail 

Pour vraiment montrer l’exemple, il faut donc rendre notre travail visible. Et pour cela, il y a plusieurs choses à essayer : 

  • Annoncer ce qu’il y a à faire et non ce que l’on va faire : si on annonce “je vais faire à manger”, on implique que c’est notre responsabilité à nous. Alors que si l’on annonce “il faut préparer le repas” (ou alors “bon, il ne va pas se préparer tout seul ce repas” pour les petites rigolotes), on énonce que c’est une tâche qui doit être accomplie, sans nous désigner par défaut comme la personne responsable de la préparation.  
  • Expliquer pourquoi on doit le faire : “il faut préparer le repas maintenant sinon vous allez vous entretuer je sais comment vous êtes quand vous avez faim ça ne sera pas prêt à temps pour aller se coucher à l’heure”. Cela aide les enfants à comprendre la notion d’impératifs. Non numéro 3, je ne fais pas ça juste pour le fun. 
  • Exprimer si on préférerait faire autre chose : “Il faut préparer le repas, j’avoue que je préfèrerais lire un bouquin/prendre un bain /jouer à un jeu avec vous, mais si on ne le fait pas maintenant, on aura tous faim dans une heure”. Et oui, maman est un être comme les autres, avec des envies, des flemmes. Pas une machine de guerre à votre service ! Donc l’excuse “j’ai pas envie de le faire”, si elle ne fonctionne pas pour maman, elle ne fonctionne pas pour toi non plus Numéro 1 (je leur dis avec plus de diplomatie quand même). 
  • Exprimer si cela nous coûte de faire quelque chose : “Je déteste sortir les poubelles quand il pleut !”, “je suis crevée mais il faut quand même faire les courses car le frigo est vide”, “c’est dégoutant de nettoyer les toilettes, mais il faut les nettoyer”. Et oui, maman elle aussi trouve certaines tâches désagréables, et pourtant, elle les fait quand même ! (Oui, maman est un être supérieur mais ce n’est pas le sujet). Personne n’aime sortir le compost, pas plus moi que toi Numéro 2, donc allez zou, c’est ton tour.  
  • Raconter nos journées : si on fait du travail totalement invisible (voir dessus), et bien il faut en parler le soir. Histoire qu’ils soient au courant des choses qu’il y a à faire dans une maison, qu’ils savent que les choses ne se font pas magiquement et automatiquement.

Alors non, le changement ne se fera pas du jour au lendemain et cela en soit ne suffit pas pour que les enfants deviennent des pros des tâches domestiques. Mais c’est une des stratégies de l’arsenal, et elle est plutôt efficace quand on la pratique quasi systématiquement.  Le but n’est pas de faire culpabiliser les enfants mais de les faire se décentrer d’eux-mêmes.  Commencer par ne plus travailler dans l’ombre est un bon point de départ pour une prise de conscience des demandes du quotidien. Ensuite (ou mieux, en parallèle), c’est plus facile de travailler sur l’autonomie. 

Et vous, vous en faites beaucoup du travail invisible ?


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Délégation & Autonomie des enfants

Notre ami le partage des tâches 

Je suis assez réservée quand on parle de “déléguer” comme solution pour un meilleur partage des tâches. Pour moi, déléguer c’est trouver des petits bras pour nous aider, mais tout en gardant la responsabilité de l’opération. Et moi, la charge mentale, je l’aime, mais uniquement quand elle est toute légère. Partager les tâches, c’est partager la responsabilité d’un processus, pas son exécution.  

Avec mon mari il n’y a jamais eu de soucis. Ayant été régisseur dans une vie précaire d’intermittent du spectacle antérieure, l’organisation et les responsabilités, il connait. On a chacun nos responsabilités attitrées, et on s’aide l’un l’autre dans l’exécution de ces tâches. Il est responsable des menus (donc des courses et de la liste de courses), de la voiture, de nos contrats, du sport et du suivi médical des enfants. Je suis responsable du suivi avec l’école, des vacances, de la paperasse, de notre organisation quotidienne et de notre vie sociale (si je la lui laissais on aurait vu personne depuis 2006). On partage la cuisine, le rangement et le ménage.

Avec les enfants, c’est tout un processus d’apprentissage. Il faut forcément passer par le stade délégation avant de passer à celui de partage des tâches. Ils doivent pouvoir d’abord maitriser les gestes techniques associés à une tâche avant que l’on puisse totalement s’en décharger.  

  • Phase une : tu apprends les gestes à accomplir, on vérifie et on t’aide (de moins en moins) à le faire de mieux en mieux (ex : apprendre à ramasser ses jouets et les mettre au bon endroit qui peut se faire dès qu’ils savent marcher, apprendre à passer l’aspirateur dès qu’ils ont un peu plus de biscottos) 
  • Phase deux : Tu sais ce qu’il y a à faire, et tu le fais sans mon aide, à notre demande (ex : tu sais quoi faire quand on te demande de nettoyer ta chambre de manière satisfaisante, et tu le fais seul. Râlage optionel). 
  • Phase trois : passage de relais de la charge mentale, tu sais accomplir toute cette tâche mais SANS que les parents te demande (ex : tu prends les devant quand tu vois que ta chambre est dérangée et/ou sale).  

Bon, on ne va pas se mentir, en ce qui concerne le rangement de chambre, on en est au niveau 2,5 pour Numéro 1 (il prend l’initiative mais seulement de temps en temps), et on est encore sur du niveau 2 pour les deux autres.  

Mais il y a des choses pour lesquelles ils sont sur niveaux 3 ! A leur âge, je trouve ça pas mal. Certaines sont d’ailleurs des tâches conditionnées à l’obtention de l’argent de poche.  

  • S’occuper des livres de la bibliothèque : Numéro Deux s’en charge, il doit s’assurer qu’aucun livre ne soit en retard, sinon c’est lui qui paie l’amende. Il y va seul ou avec ses frères, je ne fais absolument plus partie de ce processus. 
  • S’occuper des jeux de la ludothèque : c’est Numéro Trois qui s’en charge. Il doit en plus vérifier qu’il ne manque rien avant de rendre la boite. Les conséquences sont les mêmes qu’au-dessus.  
  • Relever le courrier : Numéro Deux s’en charge. Cela demande une vraie confiance de notre part, car je refuse de passer derrière lui au cas où, ce n’est pas le but.  
  • Les lessives : Numéro Un s’occupe de notre linge. Il nous dit quand il manque de la lessive, et c’est à lui de gérer s’il y a des retards (J’ai plus de sous-vêtements que lui donc il s’en rend compte avant que ce soit problématique pour nous, et mon mari s’occupe de ses vêtements de travail). 
  • Le ménage hebdomadaire : on a notre planning annuel du partage des tâches, chacun a sa pièce à nettoyer, on fait ça à jour fixe, tous les mois on change de pièce, et du coup cela se fait sans qu’on ait à demander. Bonheur ! 
  • Le repas du dimanche soir : On ne fait pas la cuisine le dimanche soir. Ils choisissent eux même ce qu’ils voudront se préparer le jour où on fait les courses. On ne rentre même plus dans la cuisine, ils font tout de A à Z, débarrassage compris. 
  • Préparer leurs sacs de balades ou leurs valises de vacances : je leur dis juste le nombre de jours que l’on part, s’il y a des activités de prévue, et ils font leur sac. Je ne vérifie plus depuis très longtemps. Oui, ils ont souvent oublié des trucs, et ça leur arrive encore, mais c’est en vivant avec ces conséquences qu’ils font le plus de progrès.  

Le plus grand apprentissage j’ai dû faire personnellement quand j’ai décidé de me décharger totalement de ces tâches-là, a été de ne pas faire de LEURS oublis ou erreurs MON problème. J’ai dû accepter qu’ils fassent les choses à LEUR rythme et non au mien, et surtout à LEUR manière et non la mienne. Et pour quelqu’un qui pense toujours connaitre la meilleure façon de faire les choses (il parait, c’est une rumeur encore non confirmée par les autorités), ça m’a demandé un énorme effort. Mais cela valait le coup. Non seulement ma charge mentale diminue de mois en mois, mais je suis fière de me dire qu’ils acquièrent de vraies compétences de vie qui les aideront à être des individus indépendants qui savent prendre soin d’eux, de leur lieux de vie, et des autres.  

Bon, y’a encore du boulot. Nouvelle échéance : qu’ils fassent à manger pour toute la famille une fois par semaine.  


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Notre amie la sérénité

Avant d’avoir des enfants, j’étais en mouvement perpétuel. Heureusement mon mari est le Yin the mon Yang (ou le Bataille de mon Fontaine si vous préférez), et m’a forcé à ralentir. Je lui dis merci car malgré un travail à temps plein, un mari souvent absent, trois jeunes enfants d’âges rapprochés et peu de soutien logistique dû à notre éloignement géographique, j’ai eu la chance de ne jamais souffrir d’épuisement parental. Je me suis demandée comment j’avais réussi à passer à travers alors que j’étais la candidate idéale. Je crois que c’est un mélange de plusieurs choses. Voici le fruit de mes réflexions.  

Nos routines journalières

Certains moments de nos journées sont pré-organisés, codés à l’avance pour ne pas avoir à réinventer la roue à chaque fois. Les routines ont évolué selon l’âge des enfants et leur plus grande autonomie, mais nous avons toujours eu : 

Une routine du soir : cela inclus la préparation pour le coucher des enfants (chaque étape dans le même ordre et à la même heure pour que cela devienne une habitude), et la préparation du lendemain (rangement des pièces communes, préparation des habits, des lunchs, des sacs, machine et lave-vaisselle en route, etc), Résultat : les couchers se sont toujours bien passés, la matinée suivante est déjà simplifiée, et nous avons du temps pour nous.  

Une routine du matin : comme pour le matin, l’heure de chaque étape de la préparation ne varie pas d’un jour à l’autre. On effectue les mêmes choses, dans le même ordre, tous les jours. Résultat : une préparation plus sereine, pas de yoyo mental à se demander ce qu’il nous reste à faire, et un début de journée plus positif pour tous.  

Nos habitudes hebdomadaires  

La routine des courses et des repas : Depuis que nous avons des enfants nous faisons les menus et les courses à la semaine. Un gain de temps incroyable, et des décisions regroupées sur une journée et non étalées sur sept.  

La routine dimanche soir : chacun se fait à manger. Quel bonheur de souffler un peu avant le début de la semaine ! 

Des agendas allégés  

Les activités : nous avons fait le choix délibéré de ne pas surcharger nos enfants. Officiellement pour les préserver, leur apprendre à se poser et à développer leur imagination et leur créativité. Officieusement, pour nous épargner du travail supplémentaire. Une seule activité extra-scolaire chacun, choisie uniquement en fonction des jours et des horaires des cours, et de leur proximité géographique. Je ne pense pas que l’on prive le monde du futur talent de la musique.

Les invitations : si les enfants sont invités à plus de deux évènements dans la semaine ou le week-end, on leur demande de choisir les plus importantes, sinon ils cumulent de la fatigue et ça part en vrille à la maison.  

Dire non : Je suis déjà partie les mains dans les poches pour une réunion à la crèche ou à l’école, et revenue trésorière ou responsable de la brocante d’un établissement de 600 élèves (maligne la fille). Maintenant je réfléchi avant de dire oui, et je m’assure qu’en disant oui à quelqu’un, je ne me créé pas de la fatigue ou des soucis inutiles.  

Limiter les stimulations  

La musique : jusq’aux 9 ans de mon ainé, il n’y avait même pas de musique à la maison. Il y avait déjà assez de bruit avec les trois. Les choses ont évolué et nous mettons maintenant de la musique avec plaisir, mais à des moments choisis, et non par reflexe ou peur du silence (et puis je chante tellement bien qu’on dirait Adèle en personne). Nous sommes très à l’aise avec le silence (oui, dès fois j’arrive à arrêter de parler). 

Les écrans : 1h30 par semaine répartie sur 3 jours, c’est ce à quoi ils ont droit. Pour la télévision, si on l’allume, c’est pour regarder quelque chose de spécifique (généralement du sport), ou pour passer un moment choisi en famille devant un film ou une série. On ne l’allume pas par reflexe, juste pour voir ce qu’il y a (il n’y a jamais rien de toute façon non ?) et jamais parce que l’on s’ennuie. 

Notre intérieur : nous avons peu d’objets autour de nous, donc pas de sur-stimulation visuelle. Chaque objet est choisi et apprécié. Un intérieur calme et facile à entretenir, pour nous c’est la base d’un quotidien apaisé.

Ne pas se mettre la pression 

On ne sera jamais les parents parfaits. De toute façon, en étant leur mère, s’ils finissent chez le psy on leur dira que c’est de ma faute quoi que je fasse, non ? Bon. Alors voilà une liste non exhaustive des choses pour lesquelles on a décidé de ne pas s’en faire :  

  • Les repas : on ne les force pas, ils doivent juste essayer. 
  • Les habits : on privilégie l’entretien et le confort plutôt que le look, je ne me bagarre pas pour qu’ils mettent un pantalon s’ils ne veulent pas. 
  • L’état des chambres : on demande juste à ce que le linge ne traine pas (comme eux aussi sont minimalistes, elles sont peu dérangées au final) 
  • Les gouters d’anniversaire : on en fait de temps en temps, pas tous les ans, avec peu d’enfants, et juste pour qu’ils jouent à la maison, on ne passe pas des heures à préparer des activités.  
  • Cadeaux de Noel et d’anniversaire : on limite le nombre pour tout le monde. Ils en profitent mieux, et on évite la course de fin d’année à acheter trop de choses.  

Le travail en équipe 

Cela a toujours été clair avec mon mari, nous sommes tous les deux responsables de notre quotidien et de notre habitation. Je ne suis pas là pour faire les choses, et lui pour “aider” (en quoi avoir des ovaires ferait que j’ai plus de capacité ou de plaisir à m’occuper de mon intérieur ou des courses ? )

Pareil pour les enfants. Nous ne sommes pas à leur service, nous sommes là pour les accompagner vers l’autonomie. Alors oui, plus ils sont petits plus on en fait pour eux, mais on a voulu très tôt les sensibiliser au fait que nous vivons ensemble, donc que nous partageons les responsabilités, chacun à notre niveau.  Quand on fait tout à 5, et ben ça va 5 fois plus vite pour tout : le ménage, le tri du linge, les courses, faire les valises pour les vacances, etc. 

Conclusion : Tout ça peut paraitre assez rigide, mais grâce à toute ces petites choses et à notre organisation du quotidien, nous nous dégageons beaucoup de temps pour nos loisirs, ou pour simplement ne rien faire. Je peux faire du sport tous les jours, nous allons à la bibliothèque, jouons énormément avec les enfants, passons du temps à nous balader, à lire, bref, à profiter les uns des autres et à ce que notre environnement a à nous proposer, sans courir partout.  


Vous n’êtes qu’à un clic d’un quotidien simplifié.


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Délégation & Autonomie des enfants

Nos amis les balades

Trois kilomètres à pied, ça use les souliers, mais ça use surtout les parents quand on passe toutes ses randos à parlementer avec son fils de 3 ans qui traine des pieds et implore de rentrer à la voiture parce qu’il a mal aux jambes/à la vie ou qu’il a soif/chaud/froid/pas envie d’y mettre du sien.  

Avant d’être les 3 randonneurs que nous avons maintenant, les garçons étaient, comment dire pour rester polie…indisposés à faire des efforts pour marcher plus de 500 mètres sur un terrain escarpé. Pour faire bref, ils pouvaient être pénibles en balade. Je vais quand même rendre à Numéro un ce qui lui appartient, il ne nous a jamais posé de problèmes de ce côté là. A partir du moment où il a découvert la marche, c’était plutôt le faire tenir en poussette et le suivre qui est devenu un challenge. C’est surtout Numéro 2, dis Capitaine Flemme (Caaaaapitaine Flemme tu n’es paaaaas, de no-treuh galaxiiiie…de rien, c’est cadeau), et Numéro 3 dit La Taupe (ce n’est pas une balance, il ne veut juste jamais quitter son terrier) qui nous en ont fait baver. Mais nous avons vaincu ! Parents 1 – Enfants 0 (oui, je compte les points pour tout, et clairement, ce sont nous, les parents, qui menons au score, c’est le côté pratique d’être juge et arbitre).

Quand nous sommes arrivés en Nouvelle-Zélande ils avaient 2, 4 et 6 ans. Et comme la Nouvelle-Zélande c’est beau, nous partions en rando tous les week-ends. Juste par amour de la nature et des cris des enfants. Parce que oui, numéro 2 et 3 DETESTAIENT marcher, et nous le faisait savoir. Invariablement ils finissaient par être portés. Alors oui, cela m’a permis d’avoir des bras et des fessiers en bêton, mais quand ils ont commencé à faire le poid d’un bébé éléphant, il a fallu trouver autre chose. On s’y est pris en deux étapes.  

Etape 1 – On entraine leurs petites jambes 

Le problème : On s’est vite rendu compte qu’au-delà de leur vraie mauvaise foi, nos balades étaient dures pour eux, non pas à cause de notre choix de terrain, mais parce qu’ils n’avaient pas encore développé leurs petits muscles des jambes. Et pourquoi cela ? Parce que numéro 2 avait passé sa vie en poussette jusqu’à ses 4 ans, et numéro 3 était souvent dans le porte bébé. C’était ma manière de les garder en sécurité en sortie quand j’étais (très souvent) toute seule, et de garder mon rythme infernal sans attendre les enfants. Il n’était donc pas raisonnable de leur demander de suivre le rythme en balade alors que pendant la semaine ils ne marchaient nulle part.  

La solution : On s’est débarrassé de la poussette. Alors j’avoue, habiter dans une ville comme Wellington nous a aidé à faire ce choix. La ville est très escarpée (c’est un euphémisme) et est pile dans les 40ème rugissants (le vent qui te fait reculer quand tu te le prends de face). L’abandon de la poussette n’était donc pas si difficile que ça, car pousser une poussette en montée avec un enfant de 2 ans dedans et un vent assez fort pour la transformer en deltaplane, ce n’est pas si facile.

Résultat : Ils ont dû marcher PARTOUT. Donc au bout d’un moment, les petites jambes se sont musclées, et les randos sont devenues physiquement plus faciles pour eux. Et un problème de réglé.  

Etape 2 – On les motive pendant les balades 

Le problème : Ils avaient maintenant la force et l’endurance pour les randos, mais pour numéro 3, c’était la motivation qui manquait, et il nous le faisait bien savoir. Je finissais par craquer et quand même le porter, surtout si nous étions avec d’autres personnes et que l’on ne voulait pas ralentir tout le monde.  

Les solutions : La première nous a été donnée par des amis qui nous ont rendu visite et qui eux, avait un petit de 4 ou 5 ans et qui randonnait plutôt bien. Nourrir les enfants à interval régulier pendant les balades. Apparemment les enfants n’assimileraient pas le sucre comme nous, et il faut les rebooster plus régulièrement. Pour nous, manger c’était seulement quand on avait faim. En leur donnant des barres céréales ou des noix et des fruits secs pendant la balade, on a vraiment vu la différence sur leur énergie, et donc leur humeur. Merci Sophie et Tangi! 

La deuxième solution était la bonne vieille méthode de la diversion. On parle juste d’autre chose quand la marche devient dure, on occupe leur esprit. Non seulement fonctionne, mais on a appris à connaitre d’autres facettes de nos enfants pendant ces balades, et à développer leur imaginaire. Mes conversations préférées ? Décris-moi ta maison de rêve, (on en parle encore, ça évolue tout le temps) ou encore le métier que tu voudrais faire (après la cinquantième conversation ils ont fini par trouver un concept, un nom et un logo pour leurs trois idées, c’est mignon). Les conversations que je laisse à mon mari ? Les suppositions sur ce qu’il va se passer dans One Piece/Naruto, et les cartes Pokémons/Magic, leurs pouvoirs et valeur marchande. De nos jours ils n’ont même plus besoin de nous, ils continuent leurs parties D&D en marchant (le côté sportif de la marche contre-balance le côté geek).  

Numéro trois étant assez coriace, il y a des jours où cela ne suffit pas, donc dans ces cas là on fait comme tous les parents, on a recours soit au chantage émotionnel à la raison (regarde, on passe un bon moment en famille, ne te gâche pas cela tout seul, vient papoter avec nous au lieu de trainer les pieds), soit à la bonne vielle récompense (Après 2 heures de balades sans râler, on aura bien mérité de regarder un film ensemble non?). 

Résultat :  On peut faire marcher les enfants 3 à 4 heures sans problèmes sur des terrains difficiles. Ils ont même fait une rando de plus de 2H l’an dernier (ils avaient 8, 10 et 12 ans) avec sac à dos de plusieurs kilos (nous allions dans un refuge), un dénivelé important et des passages de rivière à pied. Et pas une plainte ! Les balades sont vraiment des moments sympas, et maintenant que nous sommes en Suisse, nous avons hâte de découvrir toutes les randos qui s’offrent à nous. 

Et vous ? Vous avez des trucs à partager pour faire marcher vos enfants ? 


Pour aller plus loin

Pour favoriser l’autonomie

Télécharge gratuitement ta liste de suggestions de tâches pour impliquer tes enfants dans la gestion de la vie domestique, dès le plus jeune âge. En gros, si tu veux qu’ils aident et que tu ne sais pas par quoi commencer, tu devrais trouver ton bonheur.

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Délégation & Autonomie des enfants, Tri & désencombrement

Notre ami le rangement

Moi je suis une maligne dans la vie. Je n’aime pas le bruit, je n’aime pas le bazar, je n’aime pas ranger, et pourtant j’ai fait trois enfants. Elle est pas belle la vie ?  

Pour le bruit j’ai trouvé la solution, j’ai des écouteurs anti bruit que j’aime plus que mes fils beaucoup. Pour le bazar j’ai levé péniblement mon seuil de tolérance, mais pour le rangement ça a été plus dur. Pendant des années, j’ai eu l’impression de passer ma vie à ranger. Et le problème c’est que j’ai une incapacité physique à me poser si la maison est dérangée. Donc après une décennie à vivre debout, il a fallu que ça change (quitte à dire au revoir à mes mollets en béton).  

Si vous avez lu mon article sur le minimalisme, vous ne serez pas etonné.e d’apprendre que la première chose que nous ayons fait après mon pétage de cable  cette remise en question fût de réduire l’inventaire. C’est quand nous avons enfin compris que nous n’avions pas un problème de rangements mais juste trop d’objets à gérer que les choses ont pu changé.  

Une fois le nombre de nos possessions divisé par 3 (je vous rassure, ça ne s’est pas fait en un week-end, on n’est pas magiques), on a pu repenser notre système de rangement pour qu’il soit plus simple, instinctif, et qu’il permette à tout le monde de savoir où sont les choses, et pas juste moi (Le fameux “mamaaaaaaaan ! Où est [insérez le nom d’un truc au hasard]” me fait saigner du nez dès que je l’entends).  Fini de faire les choses parce-que-c’est-comme-ça-qu’on-a-toujours-vu-faire. A partir de là on a instauré deux principes pour trouver le système qui nous convient : 

  • On regroupe les objets par type ou usage, et non par pièce ou propriétaire 
  • On prend en compte l’accessibilité des choses pour TOUS, pas juste pour les adultes  

Voici quelques exemples, certains peuvent sembler contre intuitif, mais ça marche. Avant, le linge de maison était éparpillé dans différentes pièces. Les torchons dans la cuisine, les serviettes de bain dans la salle de bain mais les serviettes de piscine ailleurs (ben oui, sinon c’est pas drôle) et les draps de lit dans 2 endroits différents. Maintenant on met TOUT dans un seul meuble : TOUT le linge de bain, de table et de lit. Fini les 3 piles différentes quand on plie, et les aller-retours entre les pièces pour ranger (les aller-retours c’était dans les bons jours, car la plupart du temps on avait la flemme de faire le tour de la maison, donc tout se retrouvail sur un canapé/fauteuil, tout le monde se servait directement dans le tas et on entamait une guerre d’usure pour voir qui craquerait le premier et finirait par ranger)

Sur le même principe on a regroupé tous les livres (au lieu d’en avoir dans le salon ET dans toutes les chambres selon le lecteur), idem pour les légos et autres cartes Pokemon et Magic qui ne sont plus dans 3 chambres différentes, (ah oui, j’ai oublié de dire que j’ai 3 GROS geeks à la maison, mais je suis chanceuse, car ils sont en plus fan de sport, du coup j’ai le privilège d’en savoir beaucoup trop sur la Champions League ET sur D&D…envoyez-moi un hélico!). Pareil pour les fournitures de bureaux (fini les crayons et stylo dans toutes les pièces car en voulant en avoir dans chaque pièce, au final on ne les trouvait jamais car ils étaient éparpillés), ou encore le matériel électronique (on a un placard où on met tout ce qui peut être branché, sans distinction de propriétaire). Vous voyez le principe. 

Regrouper ainsi les objets à trois gros avantages pour nous :  

  • On a notre inventaire sous les yeux. Donc on voit tout de suite si on a trop ou pas assez de quelque chose. Cela évite d’acheter des doublons, et le tri régulier se fait BEAUCOUP plus facilement car on a une vue d’ensemble (Sainte Marie Kondo recommande de faire le tri par catégorie, nous on saute direct l’étape 1 qui consiste à tout regrouper car tout est toujours regroupé…malin le lynx).  
  • Comme tout a une place définie ET unique (et surtout discutée ensemble pour que ce soit logique pour tous), on range deux fois plus vite. 
  • Et surtout, FINI les questions pour savoir où vont/sont les choses car tout est simple et tout le monde connait le système.  

Bon, il faut juste vérifier qu’on ait bien une serviette AVANT d’aller sous la douche car les serviettes ne sont pas dans la salle de bain. Mais ça me permet de chambrer les garçons quand ils oublient, et chambrer mes enfants c’est un peu mon activité préférée (je suis la mère de 3 garçons, je serai donc de-facto à l’origine de toutes leurs névroses et traumatismes même si je suis la mère parfaite, donc autant s’amuser un minimum !) 

 Pour ce qui est de l’accessibilité, on s’est juste posé les bonnes questions. Si on veut que les enfants participent à la vie de la maison, ils doivent avoir accès à tout (sauf les produits dangereux bien évidemment, je ne suis pas SI indigne que ça). Exemple tout bête, il y a quelques années on se plaignait que les enfants ne mettaient pas la table. Mais il se trouve qu’ils avaient besoin d’un adulte pour atteindre les assiettes et les verres. Alors oui, ils ont fini par atterrir dans un endroit fait pour les boites de conserve, mais au moins ils pouvaient ranger la vaisselle et mettre la table tout seul. Ce n’est pas parce qu’un espace de rangement est “fait” pour quelque chose qu’il est forcément adapté aux besoins de la famille. Maintenant, si les enfants ont besoin de mon aide pour ranger ou atteindre quelque chose, on change l’endroit de stockage pour le rendre accessible.  

Donc pour résumer, nous avons réduit le nombre d’objets (la base, niveau Pichu du rangement), nous les avons regroupé (l’évolution, le niveau Pikachu donc), et aussi pensé à l’accessibilité et à la fréquence d’usage (la méga évolution, le niveau Raichu du rangement…je suis à la fois triste et fière de connaitre les 3 stages d’évolution de Pikachu). Maintenant la maison, même dans son pire état, se range en 10 minutes, car tout est logique, tout le monde connait le système, donc tout le monde s’y met. Le soir, on peut se poser, jouer à des jeux avec les enfants, lire, faire un tour, bref faire autre chose que commencer par ranger.  

Et vous, vous avez des astuces à partager pour faciliter le rangement, et surtout le partager avec les membres de votre famille ? 


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Délégation & Autonomie des enfants, Organisation du quotidien, Organisation familiale

Notre ami le matin 

Avec 3 enfants rapprochés, les matins n’ont pas toujours été faciles. Très souvent au moment où j’arrivais au travail, j’avais déjà l’impression d’avoir fait le Vietnam (oui, je sais, j’aurais des surprises si j’allais vraiment à la guerre). J’avais passé ma matinée à courir après les enfants, leur mettre la pression pour être à l’heure, à chercher des chaussettes propres, calmer les disputes, préparer le petit dèj, perdre mon téléphone, retrouver mon téléphone, essuyer le deuxième verre de jus d’orange renversé par numéro un (TOUS les matins pendant 10 ans de sa vie ! Je crois qu’il tentait d’établir un record, c’est pas possible une telle régularité), chercher mes clefs, calmer une colère, chercher ma carte de bus…vous voyez le truc.  

Maintenant, il n’y a plus de cris (j’ai une méthode, ce n’est pas de la magie noire), et tout le monde part à l’heure, sereinement (sauf quand numéro trois décide que sa vie serait mieux s’il était scolarisé à la maison mais ça, ça peut le prendre à toute heure, pas juste le matin, quelle chance), avec la table du petit dèj débarassée (notez que je n’ai pas dit essuyée, numéro un, si tu lis ce message, tu sais ce qu’il te reste à faire) et la cuisine et le salon en ordre. Alors non, on n’a pas de la chance, on a bossé pour en arriver là, et voilà comment on a fait.  

Quand ils étaient tout petits, les matinées se passaient super bien, même avec un mari le plus souvent en déplacement. J’avais une organisation militaire version chaine d’assemblage PSA, donc les enfants ne pouvaient pas gâcher grand-chose, je faisais tout, je maitrisais tout. C’est quand ils ont tous été indépendants (mais pas trop) que c’est parti en vrille, à environ 3, 5 et 7 ans (Je suis pour la démocratie, l’autonomie et le libre arbitre mes chers enfants, vraiment, mais pas le matin quand j’ai un bus à prendre et que tu ne sais pas encore mettre un pantalon à l’endroit du premier coup). 

On a bien essayé la technique ancestrale de dire-aux-enfants-de-faire-un-effort-parce-que-ça-peut-plus-durer, ça a eu même taux de réussite que la France à l’Eurovision. Le déclic a été une période de convalescence de 3 semaines complétement alitée pour moi. Les enfants avaient alors 6, 8 et 10 ans et on a été forcé de mettre au point un système qui au final a sauvé mes matins (Système – ten points from Maman). 

Mon opération étant programmée, nous avions eu le temps de réfléchir à notre organisation. Mon mari ne serait pas là pour aider le matin (il part au travail en gros quand on se lève), et je serais clouée au lit. Voilà ce que nous avons mis en place. Mais pourquoi on n’y avait pas pensé avant (ben parce qu’avant tu avais la tête dans le guidon ma pauvre Hélène) ! 

  • Leur faire préparer leurs affaires la veille (je ne pourrai pas aller jusqu’au sèche-linge le cas échéant) 
  • Les faire se lever à des heures différentes, comme ça ils ne sont jamais longtemps dans la même pièce car à des stades différents de leur préparation. Ça évite les disputes, et de se perdre en bavardage (GROS point noir de mes matins apocalyptiques). 
  • Acheter un micro-onde (le plus simple possible avec juste UN bouton sur lequel appuyer), le mettre à hauteur des enfants, et acheter un pot en plastique avec un couvercle pour qu’ils puissent faire chauffer leur lait tout seul sans se bruler.  
  • Les récompenser quand ils sont prêts avant 8h (on a un système de bons points qui fonctionne à merveille) 

Et là, miracle, avec tout ce que nous avons mis en place, les matinées se passaient MIEUX que quand j’étais là…de là à dire que j’étais le problème il n’y avait qu’un pas que j’ai franchi assez vite. Parce qu`en fait, en plus de tout ce qu’on a mis en place, sans que je sois là pour leur mettre la pression, ils se sont détendus, et au final ils étaient prêts à l’heure. MAGIE ! (Oui, j’aurais dû m’en rendre compte avant mais il faut suivre, je vous ai déjà dit que j’avais la tête dans le guidon !). 

Une fois remise sur pied, j’ai continué à les laisser tranquille, en me levant après eux. Ils viennent me faire des câlins au lit à tour de rôle après le petit dèj, et quand je me lève ils sont déjà soit habillés, soit en train de se laver. Avec juste moi à m’occuper, j’ai gagné du temps et je peux faire avancer des trucs chiants genre mettre une lessive en route ou nettoyer la cuisine, et ça me dégage en plus du temps le soir quand j’ai juste envie de me poser (bon, je me pose quoi qu’il arrive le soir car mon mari fait presque tout, mais vous voyez l’idée). 

Et comme j’ai vite vu qu’avec de l’entrainement ils avaient souvent 25 minutes à tuer, j’ai rallongé la liste des choses à faire des enfants (mouhahaha) :  

  • Débarrasser la table  
  • Ouvrir les volets 
  • Ranger leur bazar s’il y en a dans le salon.   

Avec tout ça, ils ont quand même tous le temps de lire avant de partir. Elle est pas belle la vie ! La moi du passé n’en croirait pas ses yeux. 

Pour résumer, ce qui marche chez nous c’est, pour nous 5, la préparation la veille, une vraie routine pour chacun, ne pas se retrouver tous au même endroit au même moment, et aussi beaucoup de lâcher prise de ma part : ils vont à pied à l’école, s’ils sont en retard au final c’est leur problème. A ce jour ils n’ont jamais été une fois en retard (ils y sont souvent allés avec des vêtements plus ou moins propres mais bon, on ne peut pas tout avoir).  

Et pour mon téléphone je ne le cherche plus, je mets la radio dessus dès que je me lève, comme ça je sais où il est ! Et vous, vous avez des trucs à partager pour rendre les matins sereins ? 


Vous êtes à un clic d’avoir des matins qui roulent comme sur des roulettes.


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