Organisation du quotidien, Organisation familiale, Organiser son travail

Notre amie la paperasse

“La paperasse, moi, j’adore”. Cette phrase n’a jamais été prononcée dans TOUTE l’histoire de l’humanité (ça et “j’insiste, c’est moi qui me lève pour le biberon de 2h”).  

Gérer la paperasse, c’est comme demander à son crush de 4èmeB s’il veut sortir avec nous. Plus on laisse trainer, plus on s’en fait une montagne, et du coup le moment venu, on part du mauvais côté pour faire la bise, on bafouille, il rigole, il nous dit qu’on est vraiment une “super copine” et il nous demande si-au-fait-ta-copine-Sandrine-elle-n’a-pas-un-petit-ami-parce-que-vraiment-elle-me-plait-beaucoup. Bref. J’ai appris des erreurs de cette fille fictive très tôt, et je me suis rarement fait dépasser. Avec le temps et l’arrivée du tout dématérialisé (la vache, la phrase de vieille!), j’ai affiné, et voilà où on en est maintenant pour que cela prenne très peu de temps. 

La paperasse vient bien de quelques part. Donc on commence par s’attaquer à la racine du mal

  • On automatise tous les paiements que l’on peut  
  • On demande les factures/relevés/communications par internet  
  • J’ajoute des règles dans ma boite mail pour que les factures ne se perdent pas au milieu d’autres emails 
  • Pareil pour les fiches de paie, ou les attestations en tout genre qui ne demandent aucune action de ma part. Si elles sont mises dans un dossier automatiquement, c’est ça de moins à faire et je sais oû les trouver le cas échéant. 

En faisant cela on a réduit pas mal le volume de papier. Mais il y a toujours des petits rebelles qui arrivent par la boite aux lettres (comme l’amende reçue pour mon cher et tendre pour excès de vitesse…bref), ou qu’on ramène en personne (comme un contrat d’assurance). Avec ceux-là aussi on a un système. Je vous présente la clée de voute du système: Le casier magique. TADAAAAAAH.  

A la réception, je jette TOUT DE SUITE ce qui ne demande aucune de ces 5 actions de notre part : payer, appeler, remplir, renvoyer ou garder. 

  • Tout ce que qui peut être géré en moins de 5 minutes avec un minimum d’effort (comme faire un versement rapide en utilisant mon téléphone)je le fais tout de suite. 
  • Tout ce qui prend plus de temps ou d’énergie (genre aller sur internet sur un site que j’utilise une fois par an et dont je n’ai pas noté le mot de passe) va dans le dossier “à traiter” (et j’ai des boutons à l’avance d’avoir à réinitialiser ce fichu mot de passe).  

Alors attention, c’est là qu’il faut de la discipline. Si on met des choses dans un dossier et qu’on ne s’en occupe jamais…ça ne sert à rien, ça ne s’appelle pas gérer la paperasse (comme avoir un abonnement à la salle de sport et ne jamais y aller ne s’appelle pas être un athlète Jean-Blaise)On choisit un moment où on a un peu de temps dans la semaine, et toutes les semaines, on en fait un rituel (et je me rappelle toujours que le temps, on le créé, on n’attend pas de l’avoir). Quand j’étais salariée, je rentrais 30 minutes avant les enfants le mardi, et comme la paperasse me prend moins de 10 minutes, c’était parfait.  

Une fois le dossier sorti, je commence par gérer tout ce qui demande une action de ma part autre que garder. Une fois géré le papier est le plus souvent jeté, mais il peut aussi rejoindre les « à garder ».  

Pour savoir si je dois garder un papier, je me pose la question suivante : est-ce le papier lui-même qui est important ou bien l’information qui est dessusSpoiler alert, c’est rarement le papier. 

  • Si c’est le papier qui est important, je le mets dans un des dossiers de la boite magique (comme par exemple un acte de naissance, un contrat)  
  • Si c’est l’information qui est importante ET que je peux obtenir l’information facilement auprès de l’expéditeur si besoin (comme un relevé de prestations), je jette (la majorité) 
  • Si c’est l’information qui est importante MAIS qu’il serait difficile d’obtenir l’information, je scanne avec mon téléphone, j’envoie dans un dossier, puis je jette.

Une fois par an, je mets mon nez dans les dossiers, je vide et je les mets dans mes archives (des fiches cartonnées toutes simples), par catégorie. Et je repars avec un dossier magique tout vide, en sachant que je retrouve tout dans mes archives très vite si besoin (oui, même les copies de mes diplômes).  

Une image vaut mieux que milles mots, voilà une petite infographie pour vous pour résumer.  

Je me suis fais suée à le faire, j’espère que vous aimerez !

Et voilà, c’est tout. On diminue la source, on gère l’urgent tout de suite, on jette beaucoup, on met le nez dans le “à trier” toutes les semaines, et on archive tous les ans. Comme ça, on ne se fait pas dépasser. Pour nous, ça marche nickel.  

Purée, si cette fille de 4ème (toujours totalement fictive) avait agi tout de suite, elle aurait peut-être filé le grand amour avec son crush, et elle aurait pu l’aider à réaliser son rêve d’ouvrir un bar en Jamaïque. Quel gâchis…. 

Et vous ? Vous gérez comment la paperasse ?


Et si nous trouvions le système parfait pour gérer votre paperasse sans stress ?


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Délégation & Autonomie des enfants, Organisation du quotidien, Organisation familiale, Organiser son travail

Nos amis les devoirs

Aujourd’hui j’ai décidé de parler d’un des sujets les plus explosifs qui soit dans une famille. Non, je ne parle pas du choix des prénoms des enfants de votre cousine, mais des devoirs. Ce mot à lui seul est l’anti-madeleine de Proust. Vous l’entendez, et en une minute vous êtes replongé.e dans des souvenirs d’enfance douloureux faits de désespoir, de sueurs froides du dimanche soir en voyant qu’il y a une rédac pour demain, de disputes avec vos parents parce que “ce n’est pas comme ça qu’elle nous a dit de faire la maitresse” et de « livre oublié-dans-son-casier-mais-purée-c’est pas-possible-ce-gosse-un-jour-il-oubliera-sa-tête ». 

J’ai été tellement traumatisée par les souvenirs de disputes entre mes parents et mon grand frère (oui, je balance), qu’avec mon mari nous avons pris la décision la plus radicale rien que pour les éviter : un mois avant la rentrée d’enfant numéro un en CP, nous avons déménagé en Nouvelle-Zélande, où pendant 7 années de scolarité les garçons n’ont eu ni devoirs, ni notes. Alors, je ne vous cache pas, ce n’est pas LA solution la plus simple pour gérer les devoirs. Mais du coup on s’est épargné beaucoup de mauvais moments potentiels ! 

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et la rentrée nous sommes en Suisse, donc les enfants ont maintenant des devoirs et des notes, donc des évaluations à réviser. Alors on est encore sur du light par rapport à mes souvenirs d’enfance; on est sur du 45 minutes par semaine maximum, c’est largement gérable. Mais il faut rajouter à cela les années de retard à rattraper en Français (les enfants n’ayant pas été scolarisés dans la langue de Maitre Gim’s, mais dans celle de Beyoncé), et en Allemand (das ist muy importante in Schweiz, heureusement ils peuvent compter sur mon trilinguisme évident). Donc il y a quand même du boulot, et tant que moi je n’en ai pas, justement, du boulot, je peux les aider.  Le temps est venu d’honorer la promesse que j’avais faite à la petite fille que j’étais : je refuse de me prendre la tête pour les devoirs.   

Du coup, face au nouveau challenge devant nous, j’ai fait ce que je sais faire le mieux : du chantage émotionnel préparer et organiser. D’abord on a préparé leurs petits cerveaux malléables non seulement au choc des devoirs, mais à notre approche: on les encouragera fortement à faire leur devoirs, on les aidera, mais on ne les forcera pas, ils devront gérer les conséquences de leur flemme le cas échéant (spoiler alert, numéro 1 a déjà été face à ces conséquences et l’échec a été tellement cuisant lors de sa seule évaluation non révisée, sa réaction tellement explosive que même les 2 autres ne sont pas prêts d’arriver à l’école les mains dans les poches pendant un moment ! Pour une fois son sens exacerbé de la compétition nous a été bien utile). 

Ensuite, on s’est attaqué à l’organisation matérielle. Nous voulions un endroit agréable pour faire les devoirs. Pas de chacun dans sa chambre sur un bureau, pas pratique pour les contrôler travailler ensemble, trop de distractions, et surtout on voulait que les chambres restent des endroits zen, avec rien qui ne leur rappelle l’école. Un peu comme pour le télétravail. Personne ne veut penser à son collègue Henri-qui-a-des-traces-d-auréoles-séchées-sur-sa-chemise-même-à-8H-du-mat à la vue des dossiers posés dans le coin de la chambre. Nous avons la chance d’avoir une salle à manger séparée qui est devenue la salle des devoirs. C’est neutre, et ils peuvent participer à l’aménagement de l’endroit pour le rendre agréable. 

Oui, il faut que je retapisse le fond de ce placard, il me donne des boutons!

Il y a surtout un grand placard entièrement dédié à l’école avec : un casier individuel pour leurs affaires (en carton massif, j’exige le meilleur pour mes enfants), une place pour les sacs, des fournitures en plus, et les livres de référence communs. Je dévie un peu mais je pense avoir le seul enfant de 13 ans AU MONDE qui ait envoyé un message WhatsApp à sa Grand-Mère pour lui demander de ne surtout pas oublier le Bescherelle quand elle viendrait en vacances. Je suis partagée entre la fierté et la gêne. Cela simplifie vraiment la vie de tout avoir accessible en un seul endroit. Et surtout, leurs affaires d’école ne se mélangent jamais avec d’autres. Car oui, ton enfant arrive à se coller lui-même à la feuille en cours de travaux manuels, mais la feuille hyper importante de la maitresse qui te donne les dates des réunions parents-profs, celle-là tu peux être sûr.e. qu’elle n’est collée nulle part, et que si le sac arrive dans la chambre, elle finira avec les T-shirts, ou sous un lit.

Enfin, après des semaines où j’étais le parent qui s’occupait à 100% de la gestion des devoirs car n’ayant pas encore de boulot, j’en ai eu marre on s’est vite rendu compte qu’il fallait mettre en place un systèmediviser pour mieux régner, pour se partager les tâches tout en leur laissant la place pour développer l’autonomie et la prise d’initiative face au travail, bla bla bla. Donc maintenant, chaque semaine mon mari et moi sommes le parent responsable de la supervision des devoirs d’un seul enfant. Et le troisième se gère tout seul. Attention, responsable ne veut pas dire faire les devoirs avec eux, mais vérifier le carnet tous les soirs et les aider à s’organiser dans leur travail, à anticiper les évaluations à venir et à prioriser les tâches. Bien sûr, ils peuvent tous faire appel à nous pour réviser ou les aider. En gros on sert de pense bête, de pom-pom girl, de coach, de tuteur si on peut, mais pas de flic.

Avec les attentes, les outils et le système en place, ne restait plus qu’à créer une routine, pour fermer le débat une fois pour toute et ne pas avoir à discuter tous les jours du meilleur moment pour faire ses devoirs, et pendant combien de temps (ça se voit que je déteste répéter ?). Tous les jours ils doivent montrer leur carnet à leur parent de la semaine (même si « il-n-y-a-rien-je-vous-jure », parce que souvent « ah-oui-c-est-vrai-y-avait-un-truc-en-fait »), et doivent passer 10 minutes sur les devoirs s’il y en a, et 10 minutes à rattraper le programme en Français et Allemand quoiqu’il arrive.

Et comme les écrans sont limités, ils ne rentrent pas en concurrence avec les devoirs. On ajustera l’organisation au fur et à mesure, mais pour le moment ça roule, et je ne suis pas encore prise la tête pour les devoirs ! Youhou ! Mission accomplie, la petite Hélène de 7 ans est contente de cette promesse tenue et admire la belle femme organisée qu’elle est devenue.

Et vous, vous faites comment pour les devoirs des enfants ? Je suis toujours curieuse et preneuse d’idées.


Pour aller plus loin

Pour favoriser l’autonomie

Télécharge gratuitement ta liste de suggestions de tâches pour impliquer tes enfants dans la gestion de la vie domestique, dès le plus jeune âge. En gros, si tu veux qu’ils aident et que tu ne sais pas par quoi commencer, tu devrais trouver ton bonheur.

La fiche de poste des parents

Télécharge gratuitement la fiche de poste des parents. Charge mentale incluse ! Un bon outil pour mettre les choses à plat, rééquilibrer les choses à la maison et aller plus loin dans la contribution des enfants.

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Des sessions seul.e ou en famille pour faire le point sur votre situation et mettre en place des outils et méthodes personnalisées et adaptées pour vous redonner du temps, du contrôle, histoire de souffler un peu tous les jours et pas juste en vacances.


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