Délégation & Autonomie des enfants, Organisation familiale

Faire les valises ensemble et sereinement

Ceci n’est pas un énième article sur quoi mettre dans sa valise, mais sur comment faire pour ne pas avoir envie de tout envoyer balader dès le stade de la préparation des sacs. Parce que oui, partir en vacances c’est bien, mais oui aussi, faire les valises c’est nul. Surtout quand il faut s’occuper des affaires de tout le monde. Et si cette année, on faisait les choses un peu différemment ?

Phase 1: On planifie en avance

Avant de faire les valises,on fait souvent sa liste. Je vous recommande de plutôt faire DES listes, par catégorie (puis par personne si besoin) :

  • Les vêtements (une liste par personne)
  • Les jeux et jouets
  • Les livres 
  • Les équipements sports et loisirs (sacs à dos, gourdes, planches, paddle, raquettes,etc)
  • Les équipements électroniques (chargeurs, écouteurs, babyphone, prises, adaptateurs, tablettes,etc)
  • Les articles d’hygiène et de santé (crème solaire, dentifrice, médicaments,etc)
  • L’administratif (passeports, cartes d’assurance santé,etc)
  • Le linge

Mon conseil partage des tâches : en fonction de l’âge ou la capacité de vos enfants, ils peuvent s’occuper de remplir les listes avec LEURS affaires (ils font la liste de leurs vêtements, seuls ou avec aide) ou bien s’occuper d’une liste entière pour toute la famille (comme les jeux, les livres ou les équipements électroniques).

Phase 2 : l’empaquetage

Le plus simple pour emballer, déballer une fois sur place et ré-emballer au retour: 

  • Un sac par personne pour les vêtements
  • Un sac pour les catégories autres que les vêtements, quels que soient les utilisateur.trice.s (un sac pour les jeux, un pour l’électronique, etc).

Si vous faites une étape rapide quelque part pour juste un soir, un sac commun à tou.te.s avec seulement les affaires nécessaires pour la nuit et le lendemain matin sera beaucoup plus pratique que de sortir un sac par personne. 

Mon conseil partage des tâches : les enfants peuvent aider à chercher les éléments de la liste et les amener près du sac, empaqueter avec vous ou bien seul à partir d’une liste. Ne vous fiez pas à leurs petites mains potelées, dès 2 ans ils peuvent faire avec vous (oui, ça ira beaucoup moins vite, mais dites-vous que c’est un investissement sur l’avenir!).

Je vous quitte sur ces belles paroles : souvenez-vous, ce n’est pas à vous de tout faire. Les enfants peuvent participer (bon, sauf s’ ils sont vraiment bébés). Nos enfants sont capables de beaucoup plus que l’on croit, et si nous voulons qu’ils participent activement à la vie de la société et qu’ils prennent leurs responsabilités, on commence par participer à la vie de famille et s’occuper de soi et de ses affaires. Ils ne nous remercieront peut-être pas car ils sont ingrats, c’est bien connu, mais on aura fait le job !


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Organisation familiale

La fiche de poste des parents

Oui, une de mes grandes passion dans la vie (après trouver les erreurs dans les tableaux Excel et montrer à mes enfants que j’ai toujours raison), c’est faire des listes. Mais cette liste là, je pense que c’est une des meilleurs listes à faire, et ce pour trois raisons:

  • Elle agit comme un guide des compétences que nos enfants devront maîtriser une fois qu’ils voleront de leurs propres ailes (oui les enfants, on vous aime mais nous n’avons aucun doute que l’adolescence nous donnera bof envie de vous garder avec nous jusqu’à vos 25 ans). Tant qu’à faire, je préfère élever des petits être indépendants qui ne seront pas de gros boulétos pour la société ni, s’ ils en ont, leurs futurs colocataires ou conjoint.e.s.
  • On se rend compte de TOUT ce que l’on fait, et du coup on peut peut-être se rendre compte qu’il faudrait être un petit peu plus indulgent avec nous-même quand on a l’impression de ne pas bien faire les choses. C’est normal en même temps, on ne peut pas tout bien faire en même temps tout le temps (on ne peut pas être au four et au moulin comme diraient les amoureux des expressions pourries).
  • Elle permet de mettre les choses à plat et de faire un état des lieux en couple, ou encore mieux en famille, des tâches et responsabilités de chacun, afin de rééquilibrer les choses. (Je refuse que ma dynamique familiale ressemble à celle d’un travail de groupe à la fac où il n’y a qu’une seule personne qui fait tout mais où tout le monde profite de la bonne note, non mais).

Identifier les postes de responsabilité

Pour ne rien oublier, on essaie de voir la famille comme une petite entreprise familiale, et on fait la liste des “services” au sein de sa boite. Cela nous donne la liste des postes de responsabilité suivante:

  • Poste alimentation/repas
  • Poste textile
  • Poste ménage
  • Poste gestion administrative
  • Poste finances
  • Poste santé
  • Poste travaux et réparations
  • Poste éducation
  • Poste scolarité et activité extra scolaires
  • Poste vacances
  • Poste véhicule
  • Poste jardinage
  • Poste conciergerie
  • Poste relations publiques
  • Poste animaux

Charge opérationnelle Vs Charge mentale

Pour chaque poste, on fait la liste des responsabilités, c’est-à-dire des choses à planifier ou organiser (c’est ce qui contribue à la charge mentale), et la liste des choses à exécuter (c’est la charge opérationnelle).

Exemple: Poste alimentation

Choses à planifier

  • Planification des menus, en fonction du budget, des goûts, de l’équilibre nutritionnel,…
  • Responsable du timing (« quand est-ce qu’on maaaange ?)
  • Répartition des tâches au sein de la famille (courses, rangement des courses, cuisine, dressage, débarrassage, nettoyage,…)

Choses à exécuter

  • Faire la liste de courses (en vérifiant le stock)
  • Faire les courses
  • Ranger les courses
  • Préparation des repas (découpes,cuissons)
  • Mettre la table
  • Débarrasser la table
  • Gérer la vaisselle de préparation
  • Remettre la cuisine en état

On voit donc très vite que la préparation des repas demande beaucoup plus de travail que la simple découpe et cuisson des aliments.

On défini la durée et la fréquence des tâches

Certaines tâches (comme la gestion des repas) s’effectuent tous les jours, et prennent du temps. D’autres comme l’entretien de la voiture ne s’effectuent que ponctuellement et ne prennent pas énormément de temps. Si l’on souhaite établir cette fiche de poste pour mettre à plat les responsabilités de chacun, il faut donc inclure la fréquence et le temps passé pour une répartition vraiment équitable.

Faites cela pour chaque poste, et vous aurez votre fiche de poste complète. Alors oui, elle fait plusieurs pages, et cela prend du temps, mais vraiment, pour toutes les raisons citées au début de l’article, cela vaut le coup de s’y pencher en famille, c’est vraiment un outil top à utiliser.

Et si vous avez peur d’oublier et des choses ou bien vous n’avez pas le temps de la faire, je peux vous envoyer celle que j’utilise avec mes clients! Il suffit juste de m’envoyer votre adresse mail et je vous l’envoie !


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Délégation & Autonomie des enfants, Organisation familiale

Préparer les vacances en famille

“Yes, bientôt les vacances ! Ah non, bientôt les vacances”. Ces deux réactions sont à peu près simultanées dans la tête de tout parent qui ressort la crème solaire pour la première fois de l’année. Il faut bien occuper les gugusses pendant les 6 semaines de congés! Là commence le casse-tête du qui-va-où-quand-et-comment. Et pour ceux qui ont le privilège de partir en vacances, il y a la logistique du voyage à anticiper. Dans cet article, je partage avec vous quelques pistes et astuces pour que la préparation des vacances ne rime pas avec crise de nerf (oui, je sais que cela ne rime pas de toute façon mais vous voyez ce que je veux dire).

Etape 1 – Constituer la cellule de crise

Avant de commencer à remplir le calendrier, il peut être judicieux de s’asseoir avec son.sa conjoint.e et poser les grandes lignes : Camps de vacances ou vacances chez les grands-parents ? Vacances dans le coin ou plus loin ? On rentre au dernier moment ou 1 ou 2 jours avant la reprise ? 

Une fois les grandes lignes posées (calendrier à la main), on fait la liste de tout ce qu’il y a à faire, et on se répartit les tâches.

Exemple chez nous : chacun gère l’organisation avec sa propre famille si les enfants passent du temps chez les grands-parents ou les cousin.e.s. Il fait la loc de voiture, je prends les billets de train, etc.

Etape 2 – Les bons outils

Qui dit partage de tâches dit coordination. Pour cela nous utilisons 2 outils :

  • Un calendrier géant fait maison qui trône sur un mur de la cuisine pour organiser les dates et les déplacements, avec une ligne pour les enfants, une pour moi et une pour mon mari.
  • Un carnet où on écrit tout ce qui se rapporte aux vacances, dans l’ordre du déroulement : les références de réservations, les horaires, les coordonnées ,etc. Tout le monde y a accès et on ne perd plus notre temps à vérifier dans 2 boites mails et 3 google drive tous les éléments dont on a besoin, avant, et surtout pendant le voyage. Cela nous a évité pas mal de prises de tête ! (Je vous rassure, on trouve d’autres choses pour se prendre la tête, ça reste tout de même des vacances en famille non ?).

Avantage pour les enfants anxieux qui ont besoin de poser les mêmes questions 2000 fois pour anticiper et se rassurer: le grand calendrier permet de se projeter et de diminuer le nombre de questions posées. (Je tiens à remercier l’autisme de mon petit dernier sans lequel je n’aurais jamais développé autant d’outils ou de techniques pour nous organiser !).

Etape 3 – Les valises

Surtout si on part pour des vacances type “vadrouille” où l’on change de lieu tous les quelques jours, la gestion des valises est souvent pesante de peur d’oublier des choses à la maison ou sur place, (et repose souvent sur maman, on ne va pas se mentir). Donc comme au dessus, on peut faire ça en famille. Voici quelques idées qui fonctionnent chez nous :

  • On fait le point en famille et on note tout ce qu’on doit prendre avec nous, par catégorie (on peut commencer quand ils sont très jeunes)
  • Chacun à la responsabilité de sa valise de A à Z : préparation, dépôt dans le coffre, remballage quand on part d’un endroit. Quand ils étaient plus jeunes, on la faisait ensemble, puis ils l’ont fait tous seuls et on vérifiaient ensemble, ensuite ils la faisaient seuls et on leur demandait de vérifier en leur lisant la liste à haute voix, maintenant on leur dit combien de jours on part, s’ ils doivent emmener des trucs spéciaux, et c’est tout. S’ ils oublient un truc, à eux de trouver une solution. Avant qu’ils sachent lire, on leur dessinait la liste. On peut aussi prendre une photo de toutes les affaires à scotcher dans le couvercle de la valise, plus facile pour le remballage chez tata et tonton.
  • Chaque enfant a la responsabilité d’une catégorie d’objets pour toute la famille : pour nos dernières vacances itinérantes, Numéro un s’occupait de tout l’électronique. Numéro deux des livres emportés, et Numéro 3 des jeux. Liste à l’appui, cela leur apprend les responsabilités et diminue le temps de remballage tous les 3 jours. Si on ne s’occupe ni de ça ni de leurs valises, ça va plus vite (on fait quand même un dernier tour pour vérifier, on n’est pas fous).

La préparation des vacances peut prendre du temps et il y a souvent mille choses à faire. Si toute la famille profite des vacances, il n’y a pas de raison qu’il n’y ait qu’une ou deux personnes qui les organise. Même les tout petits peuvent prendre leur (toute petite) part. On leur apprend les responsabilités, l’autonomie, et on se régale à l’avance, en les préparants, des bons moments à venir. 


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Délégation & Autonomie des enfants

Nos amis les balades

Trois kilomètres à pied, ça use les souliers, mais ça use surtout les parents quand on passe toutes ses randos à parlementer avec son fils de 3 ans qui traine des pieds et implore de rentrer à la voiture parce qu’il a mal aux jambes/à la vie ou qu’il a soif/chaud/froid/pas envie d’y mettre du sien.  

Avant d’être les 3 randonneurs que nous avons maintenant, les garçons étaient, comment dire pour rester polie…indisposés à faire des efforts pour marcher plus de 500 mètres sur un terrain escarpé. Pour faire bref, ils pouvaient être pénibles en balade. Je vais quand même rendre à Numéro un ce qui lui appartient, il ne nous a jamais posé de problèmes de ce côté là. A partir du moment où il a découvert la marche, c’était plutôt le faire tenir en poussette et le suivre qui est devenu un challenge. C’est surtout Numéro 2, dis Capitaine Flemme (Caaaaapitaine Flemme tu n’es paaaaas, de no-treuh galaxiiiie…de rien, c’est cadeau), et Numéro 3 dit La Taupe (ce n’est pas une balance, il ne veut juste jamais quitter son terrier) qui nous en ont fait baver. Mais nous avons vaincu ! Parents 1 – Enfants 0 (oui, je compte les points pour tout, et clairement, ce sont nous, les parents, qui menons au score, c’est le côté pratique d’être juge et arbitre).

Quand nous sommes arrivés en Nouvelle-Zélande ils avaient 2, 4 et 6 ans. Et comme la Nouvelle-Zélande c’est beau, nous partions en rando tous les week-ends. Juste par amour de la nature et des cris des enfants. Parce que oui, numéro 2 et 3 DETESTAIENT marcher, et nous le faisait savoir. Invariablement ils finissaient par être portés. Alors oui, cela m’a permis d’avoir des bras et des fessiers en bêton, mais quand ils ont commencé à faire le poid d’un bébé éléphant, il a fallu trouver autre chose. On s’y est pris en deux étapes.  

Etape 1 – On entraine leurs petites jambes 

Le problème : On s’est vite rendu compte qu’au-delà de leur vraie mauvaise foi, nos balades étaient dures pour eux, non pas à cause de notre choix de terrain, mais parce qu’ils n’avaient pas encore développé leurs petits muscles des jambes. Et pourquoi cela ? Parce que numéro 2 avait passé sa vie en poussette jusqu’à ses 4 ans, et numéro 3 était souvent dans le porte bébé. C’était ma manière de les garder en sécurité en sortie quand j’étais (très souvent) toute seule, et de garder mon rythme infernal sans attendre les enfants. Il n’était donc pas raisonnable de leur demander de suivre le rythme en balade alors que pendant la semaine ils ne marchaient nulle part.  

La solution : On s’est débarrassé de la poussette. Alors j’avoue, habiter dans une ville comme Wellington nous a aidé à faire ce choix. La ville est très escarpée (c’est un euphémisme) et est pile dans les 40ème rugissants (le vent qui te fait reculer quand tu te le prends de face). L’abandon de la poussette n’était donc pas si difficile que ça, car pousser une poussette en montée avec un enfant de 2 ans dedans et un vent assez fort pour la transformer en deltaplane, ce n’est pas si facile.

Résultat : Ils ont dû marcher PARTOUT. Donc au bout d’un moment, les petites jambes se sont musclées, et les randos sont devenues physiquement plus faciles pour eux. Et un problème de réglé.  

Etape 2 – On les motive pendant les balades 

Le problème : Ils avaient maintenant la force et l’endurance pour les randos, mais pour numéro 3, c’était la motivation qui manquait, et il nous le faisait bien savoir. Je finissais par craquer et quand même le porter, surtout si nous étions avec d’autres personnes et que l’on ne voulait pas ralentir tout le monde.  

Les solutions : La première nous a été donnée par des amis qui nous ont rendu visite et qui eux, avait un petit de 4 ou 5 ans et qui randonnait plutôt bien. Nourrir les enfants à interval régulier pendant les balades. Apparemment les enfants n’assimileraient pas le sucre comme nous, et il faut les rebooster plus régulièrement. Pour nous, manger c’était seulement quand on avait faim. En leur donnant des barres céréales ou des noix et des fruits secs pendant la balade, on a vraiment vu la différence sur leur énergie, et donc leur humeur. Merci Sophie et Tangi! 

La deuxième solution était la bonne vieille méthode de la diversion. On parle juste d’autre chose quand la marche devient dure, on occupe leur esprit. Non seulement fonctionne, mais on a appris à connaitre d’autres facettes de nos enfants pendant ces balades, et à développer leur imaginaire. Mes conversations préférées ? Décris-moi ta maison de rêve, (on en parle encore, ça évolue tout le temps) ou encore le métier que tu voudrais faire (après la cinquantième conversation ils ont fini par trouver un concept, un nom et un logo pour leurs trois idées, c’est mignon). Les conversations que je laisse à mon mari ? Les suppositions sur ce qu’il va se passer dans One Piece/Naruto, et les cartes Pokémons/Magic, leurs pouvoirs et valeur marchande. De nos jours ils n’ont même plus besoin de nous, ils continuent leurs parties D&D en marchant (le côté sportif de la marche contre-balance le côté geek).  

Numéro trois étant assez coriace, il y a des jours où cela ne suffit pas, donc dans ces cas là on fait comme tous les parents, on a recours soit au chantage émotionnel à la raison (regarde, on passe un bon moment en famille, ne te gâche pas cela tout seul, vient papoter avec nous au lieu de trainer les pieds), soit à la bonne vielle récompense (Après 2 heures de balades sans râler, on aura bien mérité de regarder un film ensemble non?). 

Résultat :  On peut faire marcher les enfants 3 à 4 heures sans problèmes sur des terrains difficiles. Ils ont même fait une rando de plus de 2H l’an dernier (ils avaient 8, 10 et 12 ans) avec sac à dos de plusieurs kilos (nous allions dans un refuge), un dénivelé important et des passages de rivière à pied. Et pas une plainte ! Les balades sont vraiment des moments sympas, et maintenant que nous sommes en Suisse, nous avons hâte de découvrir toutes les randos qui s’offrent à nous. 

Et vous ? Vous avez des trucs à partager pour faire marcher vos enfants ? 


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Notre ami le matin 

Avec 3 enfants rapprochés, les matins n’ont pas toujours été faciles. Très souvent au moment où j’arrivais au travail, j’avais déjà l’impression d’avoir fait le Vietnam (oui, je sais, j’aurais des surprises si j’allais vraiment à la guerre). J’avais passé ma matinée à courir après les enfants, leur mettre la pression pour être à l’heure, à chercher des chaussettes propres, calmer les disputes, préparer le petit dèj, perdre mon téléphone, retrouver mon téléphone, essuyer le deuxième verre de jus d’orange renversé par numéro un (TOUS les matins pendant 10 ans de sa vie ! Je crois qu’il tentait d’établir un record, c’est pas possible une telle régularité), chercher mes clefs, calmer une colère, chercher ma carte de bus…vous voyez le truc.  

Maintenant, il n’y a plus de cris (j’ai une méthode, ce n’est pas de la magie noire), et tout le monde part à l’heure, sereinement (sauf quand numéro trois décide que sa vie serait mieux s’il était scolarisé à la maison mais ça, ça peut le prendre à toute heure, pas juste le matin, quelle chance), avec la table du petit dèj débarassée (notez que je n’ai pas dit essuyée, numéro un, si tu lis ce message, tu sais ce qu’il te reste à faire) et la cuisine et le salon en ordre. Alors non, on n’a pas de la chance, on a bossé pour en arriver là, et voilà comment on a fait.  

Quand ils étaient tout petits, les matinées se passaient super bien, même avec un mari le plus souvent en déplacement. J’avais une organisation militaire version chaine d’assemblage PSA, donc les enfants ne pouvaient pas gâcher grand-chose, je faisais tout, je maitrisais tout. C’est quand ils ont tous été indépendants (mais pas trop) que c’est parti en vrille, à environ 3, 5 et 7 ans (Je suis pour la démocratie, l’autonomie et le libre arbitre mes chers enfants, vraiment, mais pas le matin quand j’ai un bus à prendre et que tu ne sais pas encore mettre un pantalon à l’endroit du premier coup). 

On a bien essayé la technique ancestrale de dire-aux-enfants-de-faire-un-effort-parce-que-ça-peut-plus-durer, ça a eu même taux de réussite que la France à l’Eurovision. Le déclic a été une période de convalescence de 3 semaines complétement alitée pour moi. Les enfants avaient alors 6, 8 et 10 ans et on a été forcé de mettre au point un système qui au final a sauvé mes matins (Système – ten points from Maman). 

Mon opération étant programmée, nous avions eu le temps de réfléchir à notre organisation. Mon mari ne serait pas là pour aider le matin (il part au travail en gros quand on se lève), et je serais clouée au lit. Voilà ce que nous avons mis en place. Mais pourquoi on n’y avait pas pensé avant (ben parce qu’avant tu avais la tête dans le guidon ma pauvre Hélène) ! 

  • Leur faire préparer leurs affaires la veille (je ne pourrai pas aller jusqu’au sèche-linge le cas échéant) 
  • Les faire se lever à des heures différentes, comme ça ils ne sont jamais longtemps dans la même pièce car à des stades différents de leur préparation. Ça évite les disputes, et de se perdre en bavardage (GROS point noir de mes matins apocalyptiques). 
  • Acheter un micro-onde (le plus simple possible avec juste UN bouton sur lequel appuyer), le mettre à hauteur des enfants, et acheter un pot en plastique avec un couvercle pour qu’ils puissent faire chauffer leur lait tout seul sans se bruler.  
  • Les récompenser quand ils sont prêts avant 8h (on a un système de bons points qui fonctionne à merveille) 

Et là, miracle, avec tout ce que nous avons mis en place, les matinées se passaient MIEUX que quand j’étais là…de là à dire que j’étais le problème il n’y avait qu’un pas que j’ai franchi assez vite. Parce qu`en fait, en plus de tout ce qu’on a mis en place, sans que je sois là pour leur mettre la pression, ils se sont détendus, et au final ils étaient prêts à l’heure. MAGIE ! (Oui, j’aurais dû m’en rendre compte avant mais il faut suivre, je vous ai déjà dit que j’avais la tête dans le guidon !). 

Une fois remise sur pied, j’ai continué à les laisser tranquille, en me levant après eux. Ils viennent me faire des câlins au lit à tour de rôle après le petit dèj, et quand je me lève ils sont déjà soit habillés, soit en train de se laver. Avec juste moi à m’occuper, j’ai gagné du temps et je peux faire avancer des trucs chiants genre mettre une lessive en route ou nettoyer la cuisine, et ça me dégage en plus du temps le soir quand j’ai juste envie de me poser (bon, je me pose quoi qu’il arrive le soir car mon mari fait presque tout, mais vous voyez l’idée). 

Et comme j’ai vite vu qu’avec de l’entrainement ils avaient souvent 25 minutes à tuer, j’ai rallongé la liste des choses à faire des enfants (mouhahaha) :  

  • Débarrasser la table  
  • Ouvrir les volets 
  • Ranger leur bazar s’il y en a dans le salon.   

Avec tout ça, ils ont quand même tous le temps de lire avant de partir. Elle est pas belle la vie ! La moi du passé n’en croirait pas ses yeux. 

Pour résumer, ce qui marche chez nous c’est, pour nous 5, la préparation la veille, une vraie routine pour chacun, ne pas se retrouver tous au même endroit au même moment, et aussi beaucoup de lâcher prise de ma part : ils vont à pied à l’école, s’ils sont en retard au final c’est leur problème. A ce jour ils n’ont jamais été une fois en retard (ils y sont souvent allés avec des vêtements plus ou moins propres mais bon, on ne peut pas tout avoir).  

Et pour mon téléphone je ne le cherche plus, je mets la radio dessus dès que je me lève, comme ça je sais où il est ! Et vous, vous avez des trucs à partager pour rendre les matins sereins ? 


Vous êtes à un clic d’avoir des matins qui roulent comme sur des roulettes.


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Notre ami le linge

Ah, le linge. Ma grande passion. Quand tu te dis qu’il faut faire une lessive, il est souvent déjà trop tard. Tant que tu as encore des culottes propres, le panier à linge est comme recouvert d’une cape d’invisibilité ; tu ne le vois pas, tu es bercé.e par la douce illusion que tu es laaaarge. Et quand il réapparait comme par magie, tu as déjà 3 lessives de retard (un peu comme les avocats qui passent de durs comme de la pierre à même-pour-un-guacamole-c ‘est-mort en une nuit.).  

Je ne sais plus si le déclic pour que l’on mette au point un vrai système pour gérer les lessives a été une énième “tournée du mort” (mais si, la lessive que tu as remis en route deux fois parce que tu as oublié de la sortir, mais qui malgré les 3 lavages sent toujours la mort), la fois de trop à ressortir un truc du sale, faute de trucs propres à se mettre (roooh, ça va, on le fait tous.tes !), ou bien la vision décourageante d’un panier rempli alors que je me pensais enfin “à jour” (j’ai des joies simples dans la vie), toujours est-il que nous avons eu un déclic.  

Nous avons commencé par nous attaquer à l’origine du mal : l’inventaire. Si le linge est un problème, il en faut moins. Facile non ? Je ferai un post sur comment faire faire du tri aux enfants, mais au final tout le monde a mis le nez dans ses affaires, et les garde-robes ont été divisées par deux (3 ou 4 pour la mienne qui, après un tri en plusieurs étapes tient maintenant dans 2 petits tiroirs et 2 grands tiroirs).  

Avoir moins de vêtements a eu trois avantages immédiats sur la gestion des lessives :  

  • Avec moins à se mettre, on met les habits plus longtemps avant de les mettre au sale, le bac à linge se remplit moins vite, donc on se laisse moins prendre au dépourvu face à un bac qui déborde trop vite.   
  •  Avec moins de stock, il faut que le lavage-séchage-pliage- rangeage (rangement ça bousillait mon effet) aille plus vite si l’on veut toujours avoir un truc à se mettre. Cela nous force naturellement à être à jour.   
  • Du coup, au revoir la pile de linge qui grandit sur le canapé/haut de la machine à laver/sol de la chambre ; le cycle du linge (le laps de temps entre le vêtement qui quitte ton corps jusqu’à celui où il revient plier dans ton armoire) est très fortement réduit

La deuxième chose a été d’enlever les différents paniers à linge de la maison et de n’en garder qu’un seul, qui a survécu à cette chasse aux sorcières car il a l’avantage de faire pile-poil la taille d’une lessive. Ce qui fait que quand on met une machine en route, il est automatiquement vide, donc on n’accumule plus de retard. A l’époque il se trouvait à côté de la machine, pratique pour faire le point à chaque fois qu’on met un truc au sale. Maintenant, comme la plupart des gens en Suisse, nous avons une buanderie partagée. La nôtre est en dehors de l’appartement, donc le panier est dans la salle de bain.  Les enfants sont responsables de récupérer leur linge sale dans leur chambre, ce n’est pas à nous de le faire Alors oui, au début ils ont eu la flemme, mais à la première journée sans slop propre le matin d’école, ça c’est nettement amélioré. On appelle ça vivre avec les conséquences naturelles (ici la gêne, le désespoir) de ses actions (ici la flemme) ! 

Pour ce qui est du lancement des machines à proprement-dit, on a aussi simplifié. Nous n’avons gardé que les vêtements faciles d’entretien. On ne perd pas de temps à trier, on met tout à 40 degrés, et voilà. Un seul programme à se souvenir, comme ça même les enfants peuvent lancer une machine !  

Et notre dernier coup de génie (oui, de génie), la délégation. Ben oui, si nous avons fait en sorte que le linge soit désormais un jeu d’enfants à gérer, autant les y faire jouer (alors je ne vous cache pas que ça n’a pas eu autant de succès qu’une partie de Catan) ! Du coup, grosse envie soudaine de responsabiliser enfant numéro un et lui apprendre ce que c’est d’être un homme, un vrai. Il ne fait pas non plus TOUTES les lessives, mais au moins la moitié, et ça nous soulage pas mal, surtout quand la laverie est deux étages plus bas et qu’il faut passer par l’extérieur (c’est bon pour son petit corps en pleine croissance de prendre l’air de toute façon).    

Pour ce qui est de trier le linge une fois propre, numéro deux s’en charge car il aime aider est super vénal et échange cela contre des “bons points” (notre outil de manipulation système de récompense, j’en parlerai une autre fois.).  Il fait un tas par personne, que chacun range (de toutes façon il vaut mieux que ce ne soit pas moi parce qu’avec 3 garçons, je me trompe tout le temps dans le quoi est à qui). Il fait même les paires de chaussettes.   

Enfin notre dernière astuce pour se faciliter la gestion du linge a été “le lâcher prise” (j’aime être tendance dans mes concepts). C’est beau einh? Ça consiste juste à n’en avoir rien à faire si les vêtements des enfants ne sont pas bien pliés. Comme on s’en fiche, on ne vérifie pas, on ne fait pas refaire, on se deleste de cette responsabilité. Encore une chose en moins à faire.   

Par contre je n’ai toujours rien trouvé pour éviter les chaussettes célibataires. Vous avez la solution miracle ?


Vous êtes à un clic de ne plus jamais être dépassé.e par les lessives.


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Délégation & Autonomie des enfants, Organisation du quotidien, Organisation familiale

Nos réunions de famille

Je rentrais en 6ème l’année de la sortie d’Hélène et les Garçons (j’accepte vos condoléances). Et malgré l’immense plaisir ressenti quotidiennement à me faire poser la question “Hélène, où sont tes garçons ? Hi, hi, hi “ (oui, cette question était invariablement suivie d’un ricanement débile), et à entendre les gens chanter mon prénom au lieu de le prononcer normalement, ce qui me rendait le plus triste dans tout cela, ce n’était pas les moqueries, mais le d’avoir un prénom de série TF1 alors que je rêvais de vivre une vie de série américaine comme La Fête à la Maison. 

Du coup, en grandissant j’ai décidé de réaliser mon rêve. Alors non, je n’ai pas épousé un commentateur sportif californien mais un charpentier du 93 (presque !). Je n’ai pas non plus une maison dans un quartier inabordable de San Francisco, (je loue un appart en Suisse, au moins j’ai le côté inabordable de mon rêve), mais j’ai importé ce qu’il y a de meilleur dans cette série et toutes les autres qui ont façonnées mon subconscient : La réunion de famille ! Allez les Tanners, réunions ! Et la tête de DJ qui se trouvait trop cool pour ce genre de choses, et Stéphanie qui voulait faire la petite fille obéissante, et…je divague. 

Depuis deux ans maintenant, nous avons des réunions de famille régulières, où chacun peut participer à l’ordre du jour, et où l’on prend les décisions ensembles sur tout un tas d’aspects de la vie familiale, notamment notre organisation quotidienne.  

Mais pourquoi ces réunions ?  

D’abord car nous pensons (parfois naïvement) que si les enfants font partie prenante des décisions, elles seront plus facilement respectées, C’est un moment qui permet à tous de s’entrainer à prendre la parole devant les autres, à exprimer une opinion, à défendre ses idées et à convaincre les autres. Mais surtout parce que tout ce qu’ils peuvent dire pourra être retenu contre eux nous trouvons préférable de régler les problèmes à froid, et quand ils ne sont pas encore trop grands, que plus tard.  

Comment ça marche 

Comme nous avons 3 petits escrocs à la maison, nous savions que dès le début. Il fallait établir des règles. Je pensais en avoir 5 maxi, mais vu qu’enfant numéro 1 a hérité de la mauvaise foi légendaire de son père (certains diront de la mienne mais je refuse cette accusation infondée), que numéro 2 pourrait être avocat pour TOTAL et que numéro 3 est un électron libre, au final on en a 18.  Les voilà : 

Ensuite, les réunions fonctionnent toujours pareil.  

D’abord on regarde vite fait les décisions prises durant la ou les dernières réunions pour voir si elles tiennent toujours la route. Ensuite on fait un tour de table vite fait pour savoir de quoi chaque personne veut parler (dès fois il n’y a rien, dès fois tout le monde a un sujet à aborder). Puis on aborde les sujets dans l’ordre. La personne expose sa question, son dilemme ou sa demande, on en discute, on trouve plusieurs solutions potentielles, on choisit la meilleure, on vote, et on écrit la décision finale dans le carnet. Clairement, de tout noter ça rend les choses plus formelles et permet de se mettre d’accord plus précisément sur les termes des nouvelles règles (rapport aux trois escrocs décrits plus haut). 

De quoi on parle 

De tout et de rien, du plus important au plus banal: 

  • D’heure du coucher 
  • Du temps d’écran 
  • Du ménage 
  • Des idées de menus 
  • Des jouets 
  • D’un éventuel animal de compagnie (spoiler alert, c’est toujours non, mais ils vivent dans l’espoir et veulent en parler régulièrement) 
  • Des vacances 
  • Des règles de table 
  • Des sorties 
  • De Noël 
  • De la chasse d’eau (toi-même tu sais) 
  • D’intimité 
  • Des chansons énervantes (baby shark et ses amis) 
  • De sécurités routière 
  • De relations  
  • De funérailles pour les insectes (oui) 

Et du coup, ça marche ? 

Excellente question Hélène. Oui. Ces réunions permettent de prendre le temps de tout expliquer, et de ne plus avoir à rentrer le débat quand il y a un désaccord sur un truc déjà discuté. Du coup, on répète BEAUCOUP moins depuis qu’on a ce système en place.  

En plus, cela leur montre que les chaussettes qui trainent par exemple, ce n’est pas MON problème parce que c’est moi qui râle, mais c’est un problème qui affecte la famille, vu qu’on en parle en réunion de famille. Je passe toujours pour une rabat-joie à leurs yeux, c’est sûr, mais beaucoup moins qu’avant, donc je prends ! 

En bonus, j’ai 2 ans de préoccupations des enfants écrites noir sur blanc, et franchement, au-delà d’être souvent drôle et mignon, c’est un super souvenir à garder. Mieux que des photos, on se replonge dans les préoccupations du moment et cela décrit bien la dynamique familiale. Je ne suis pas du tout matérialiste et ne m’attache pas aux objets, mais ce carnet fait partie des choses que je sauverais s’il y avait le feu. Il y est d’ailleurs juste à côté de la boite à sauver en cas d’incendie (oui, ça aussi j’ai prévu, c’est bizarre mais ça m’aide à me détendre).  


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Délégation & Autonomie des enfants, Ménage, Organisation familiale

Notre ami le ménage

Nettoyer, balayer, astiquer, c’est sympa en chanson, mais en chanson seulement. Autant faire du tri, réagencer les placards, ça, j’adore (que celui ou celle qui ne frémit pas devant un joli avant-après sur insta me jette la première pierre), mais alors laver…qu’est-ce que je déteste ça! Et le problème avec 3 enfants, c’est que ça se sali vite, une maison. Et moi, à la base, si j’ai fait des enfants, c’est pour diviser le travail, pas en rajouter ! Avec mon mari un jour on en a eu marre de tout faire, et on a fait la grève décidé d’apprendre l’autonomie, la participation et la responsabilité aux enfants.

Les enfants sont les génies du mal. Ils arrivent à déployer des trésors de manipulation psychologique pour maintenir leurs parents dans un état de défaitisme permanent (« c’est trop tard, ils ne pourront pas changer, je suis condamné.e à faire le ménage tout.e seul.e toute ma viiiiiie »). Mais dis-moi petit.e, si tu arrives à comprendre le mode survival de Minecraft (phrase de fille qui veut se la jouer jeune), que tu as la motricité fine pour battre ton frère à Tekken3 sur la PS2 (phrase de vieux qui enlève le peu de crédibilité gagnée par la précédente) et que tu as assez d’énergie pour jouer au foot dans le salon avec les oreillers du canapé, clairement tu as les capacités pour passer la serpillière.

Passons dans le vif du sujet. Avoir 3 garçons m’a très tôt fait prendre une position qui n’a pas évoluée depuis (c’est mon côté réac) : hors de questions qu’ils me voient moi, une femme, faire systématiquement le ménage après eux. Je ne veux pas que soit gravés dans leur petit subconscient que les femmes font le ménage et qu’ils se dédouanent de cette responsabilité. Donc oui, comme la plupart des enfants, ils ont dû ranger leurs affaires, mettre leurs affaires au sale, ce genre de chose. Mais pour que les choses deviennent systématiques il faut….un système ! Bon, c’est pas la phrase du siécle mais c’est quand même vrai.

Et c’est quand nous avons mis un système en place que les choses ont vraiment changées, et que nous n’avions plus à répéter, râler, négocier pour que les choses se fassent. Super-Organisée gagne toujours ! (Super-Organisée c’est comme Wonder Woman, mais avec ses affaires bien pliées en plus).

C’est le 2 décembre 2019, lors d’une nos fameuses réunions de familles que les enfants adorent (tu sens l’ironie de mes propos ?) que le système à été mis en place. Oui, j’ai la date, les réunions sont toutes notées dans un carnet, ce qui permet de se référer à un tiers neutre en cas de désaccord ultérieur, mais surtout de relire des perles comme celle du 20 janvier 2020 où enfant numéro 1 a demandé à ce que « nous faisions une cérémonie pour les insectes morts ». Priceless. Donc ce jour-là, j’ai joué ma carte préférée dans ma panoplie éducative, le chantage émmotionel l’empathie, en leurs expliquant que les 90 minutes passées à nettoyer la maison le samedi matin pourrait être passées avec eux, à faire des trucs plus fun, si tout le monde s’y mettait. Et comme nous avons leur avons bien lavé le cerveau, nos enfants AIMENT passer du temps avec nous et sont demandeurs. Le jeu en valait donc la chandelle. On a trouvé leur motivation, étape indispensable pour avoir un résultat (ça se voit que j’ai été DRH?).

Là où le système fonctionne bien, c’est que les enfants l’ont choisi eux même: chacun a une pièce attitrée qu’il doit ranger et nettoyer et ce pendant un mois, histoire de prendre le coup de main. On le fait en famille, en même temps. Ceux qui ont des pièces faciles à ranger se mettent vite au lavage pendant que les autres rangent leur pièce, le temps qu’ils aient fini avec le balai/aspi/seau, les autres prennent le relai, ça se fait bien. Du coup en un rien de temps, la maison est rangée et propre. Et ensuite, on passe du temps avec eux. Et tous les mois, on change de tâches car certaines pièces sont clairement plus faciles. Le but ultime est d’avoir « couloir » et non « cuisine ». On a même affiché un tableau dans le local ménage, comme ça je me dédouane, « mais non, c’est pas maman qui dit qu’il faut faire le ménage, c’est le méchant tableau ! Maman elle voulait jouer à la Switch enfin ». Non, en vrai ça évite les disputes sur qui aura le couloir et qui n’aura pas la cuisine, au final, tout le monde y passera.

Pour l’entretien journalier, c’est simple, on a quelques mini règles. Je ne vous cache pas qu’on les rappelle régulièrement, mais ça roule:
* Ils débarrassent tous leurs assiettes, couverts, etc. PLUS 3 à 5 autres choses sur la table
* Seuls les habits mis au sale sont lavés (quand ils se sont fait avoir une fois à ne pas avoir de slops propres le matin, c’est une bonne piqure de rappel, et moi ça me fait rigoler…on est peu de choses).
* Enfant numéro un s’occupe de la plupart des lessives contre une partie de son argent de poche (nous avons une buanderie partagée dans l’immeuble, à l’américaine…enfin à la Suisse mais dire « à l’américaine » c’est plus classe, et d’ailleurs on dit « la classe à Dallas », pas « la classe à Berne »…bref, et du coup comme c’est casse-pieds de descendre 2 étages, ben c’est lui qui s’y colle apprend le sens de travailler plus pour gagner plus).
* Et le classique, si tu renverse un truc, tu nettoies

Donc voilà, pour nous, ça marche bien, les enfants apprennent à participer et on le fait depuis assez longtemps que l’habitude est prise.

Et vous, comment vous faites pour forcer inciter vos enfants à faire le ménage ?


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Nos amis les devoirs

Aujourd’hui j’ai décidé de parler d’un des sujets les plus explosifs qui soit dans une famille. Non, je ne parle pas du choix des prénoms des enfants de votre cousine, mais des devoirs. Ce mot à lui seul est l’anti-madeleine de Proust. Vous l’entendez, et en une minute vous êtes replongé.e dans des souvenirs d’enfance douloureux faits de désespoir, de sueurs froides du dimanche soir en voyant qu’il y a une rédac pour demain, de disputes avec vos parents parce que “ce n’est pas comme ça qu’elle nous a dit de faire la maitresse” et de « livre oublié-dans-son-casier-mais-purée-c’est pas-possible-ce-gosse-un-jour-il-oubliera-sa-tête ». 

J’ai été tellement traumatisée par les souvenirs de disputes entre mes parents et mon grand frère (oui, je balance), qu’avec mon mari nous avons pris la décision la plus radicale rien que pour les éviter : un mois avant la rentrée d’enfant numéro un en CP, nous avons déménagé en Nouvelle-Zélande, où pendant 7 années de scolarité les garçons n’ont eu ni devoirs, ni notes. Alors, je ne vous cache pas, ce n’est pas LA solution la plus simple pour gérer les devoirs. Mais du coup on s’est épargné beaucoup de mauvais moments potentiels ! 

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et la rentrée nous sommes en Suisse, donc les enfants ont maintenant des devoirs et des notes, donc des évaluations à réviser. Alors on est encore sur du light par rapport à mes souvenirs d’enfance; on est sur du 45 minutes par semaine maximum, c’est largement gérable. Mais il faut rajouter à cela les années de retard à rattraper en Français (les enfants n’ayant pas été scolarisés dans la langue de Maitre Gim’s, mais dans celle de Beyoncé), et en Allemand (das ist muy importante in Schweiz, heureusement ils peuvent compter sur mon trilinguisme évident). Donc il y a quand même du boulot, et tant que moi je n’en ai pas, justement, du boulot, je peux les aider.  Le temps est venu d’honorer la promesse que j’avais faite à la petite fille que j’étais : je refuse de me prendre la tête pour les devoirs.   

Du coup, face au nouveau challenge devant nous, j’ai fait ce que je sais faire le mieux : du chantage émotionnel préparer et organiser. D’abord on a préparé leurs petits cerveaux malléables non seulement au choc des devoirs, mais à notre approche: on les encouragera fortement à faire leur devoirs, on les aidera, mais on ne les forcera pas, ils devront gérer les conséquences de leur flemme le cas échéant (spoiler alert, numéro 1 a déjà été face à ces conséquences et l’échec a été tellement cuisant lors de sa seule évaluation non révisée, sa réaction tellement explosive que même les 2 autres ne sont pas prêts d’arriver à l’école les mains dans les poches pendant un moment ! Pour une fois son sens exacerbé de la compétition nous a été bien utile). 

Ensuite, on s’est attaqué à l’organisation matérielle. Nous voulions un endroit agréable pour faire les devoirs. Pas de chacun dans sa chambre sur un bureau, pas pratique pour les contrôler travailler ensemble, trop de distractions, et surtout on voulait que les chambres restent des endroits zen, avec rien qui ne leur rappelle l’école. Un peu comme pour le télétravail. Personne ne veut penser à son collègue Henri-qui-a-des-traces-d-auréoles-séchées-sur-sa-chemise-même-à-8H-du-mat à la vue des dossiers posés dans le coin de la chambre. Nous avons la chance d’avoir une salle à manger séparée qui est devenue la salle des devoirs. C’est neutre, et ils peuvent participer à l’aménagement de l’endroit pour le rendre agréable. 

Oui, il faut que je retapisse le fond de ce placard, il me donne des boutons!

Il y a surtout un grand placard entièrement dédié à l’école avec : un casier individuel pour leurs affaires (en carton massif, j’exige le meilleur pour mes enfants), une place pour les sacs, des fournitures en plus, et les livres de référence communs. Je dévie un peu mais je pense avoir le seul enfant de 13 ans AU MONDE qui ait envoyé un message WhatsApp à sa Grand-Mère pour lui demander de ne surtout pas oublier le Bescherelle quand elle viendrait en vacances. Je suis partagée entre la fierté et la gêne. Cela simplifie vraiment la vie de tout avoir accessible en un seul endroit. Et surtout, leurs affaires d’école ne se mélangent jamais avec d’autres. Car oui, ton enfant arrive à se coller lui-même à la feuille en cours de travaux manuels, mais la feuille hyper importante de la maitresse qui te donne les dates des réunions parents-profs, celle-là tu peux être sûr.e. qu’elle n’est collée nulle part, et que si le sac arrive dans la chambre, elle finira avec les T-shirts, ou sous un lit.

Enfin, après des semaines où j’étais le parent qui s’occupait à 100% de la gestion des devoirs car n’ayant pas encore de boulot, j’en ai eu marre on s’est vite rendu compte qu’il fallait mettre en place un systèmediviser pour mieux régner, pour se partager les tâches tout en leur laissant la place pour développer l’autonomie et la prise d’initiative face au travail, bla bla bla. Donc maintenant, chaque semaine mon mari et moi sommes le parent responsable de la supervision des devoirs d’un seul enfant. Et le troisième se gère tout seul. Attention, responsable ne veut pas dire faire les devoirs avec eux, mais vérifier le carnet tous les soirs et les aider à s’organiser dans leur travail, à anticiper les évaluations à venir et à prioriser les tâches. Bien sûr, ils peuvent tous faire appel à nous pour réviser ou les aider. En gros on sert de pense bête, de pom-pom girl, de coach, de tuteur si on peut, mais pas de flic.

Avec les attentes, les outils et le système en place, ne restait plus qu’à créer une routine, pour fermer le débat une fois pour toute et ne pas avoir à discuter tous les jours du meilleur moment pour faire ses devoirs, et pendant combien de temps (ça se voit que je déteste répéter ?). Tous les jours ils doivent montrer leur carnet à leur parent de la semaine (même si « il-n-y-a-rien-je-vous-jure », parce que souvent « ah-oui-c-est-vrai-y-avait-un-truc-en-fait »), et doivent passer 10 minutes sur les devoirs s’il y en a, et 10 minutes à rattraper le programme en Français et Allemand quoiqu’il arrive.

Et comme les écrans sont limités, ils ne rentrent pas en concurrence avec les devoirs. On ajustera l’organisation au fur et à mesure, mais pour le moment ça roule, et je ne suis pas encore prise la tête pour les devoirs ! Youhou ! Mission accomplie, la petite Hélène de 7 ans est contente de cette promesse tenue et admire la belle femme organisée qu’elle est devenue.

Et vous, vous faites comment pour les devoirs des enfants ? Je suis toujours curieuse et preneuse d’idées.


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