Délégation & Autonomie des enfants, Organisation familiale

Faire les valises ensemble et sereinement

Ceci n’est pas un énième article sur quoi mettre dans sa valise, mais sur comment faire pour ne pas avoir envie de tout envoyer balader dès le stade de la préparation des sacs. Parce que oui, partir en vacances c’est bien, mais oui aussi, faire les valises c’est nul. Surtout quand il faut s’occuper des affaires de tout le monde. Et si cette année, on faisait les choses un peu différemment ?

Phase 1: On planifie en avance

Avant de faire les valises,on fait souvent sa liste. Je vous recommande de plutôt faire DES listes, par catégorie (puis par personne si besoin) :

  • Les vêtements (une liste par personne)
  • Les jeux et jouets
  • Les livres 
  • Les équipements sports et loisirs (sacs à dos, gourdes, planches, paddle, raquettes,etc)
  • Les équipements électroniques (chargeurs, écouteurs, babyphone, prises, adaptateurs, tablettes,etc)
  • Les articles d’hygiène et de santé (crème solaire, dentifrice, médicaments,etc)
  • L’administratif (passeports, cartes d’assurance santé,etc)
  • Le linge

Mon conseil partage des tâches : en fonction de l’âge ou la capacité de vos enfants, ils peuvent s’occuper de remplir les listes avec LEURS affaires (ils font la liste de leurs vêtements, seuls ou avec aide) ou bien s’occuper d’une liste entière pour toute la famille (comme les jeux, les livres ou les équipements électroniques).

Phase 2 : l’empaquetage

Le plus simple pour emballer, déballer une fois sur place et ré-emballer au retour: 

  • Un sac par personne pour les vêtements
  • Un sac pour les catégories autres que les vêtements, quels que soient les utilisateur.trice.s (un sac pour les jeux, un pour l’électronique, etc).

Si vous faites une étape rapide quelque part pour juste un soir, un sac commun à tou.te.s avec seulement les affaires nécessaires pour la nuit et le lendemain matin sera beaucoup plus pratique que de sortir un sac par personne. 

Mon conseil partage des tâches : les enfants peuvent aider à chercher les éléments de la liste et les amener près du sac, empaqueter avec vous ou bien seul à partir d’une liste. Ne vous fiez pas à leurs petites mains potelées, dès 2 ans ils peuvent faire avec vous (oui, ça ira beaucoup moins vite, mais dites-vous que c’est un investissement sur l’avenir!).

Je vous quitte sur ces belles paroles : souvenez-vous, ce n’est pas à vous de tout faire. Les enfants peuvent participer (bon, sauf s’ ils sont vraiment bébés). Nos enfants sont capables de beaucoup plus que l’on croit, et si nous voulons qu’ils participent activement à la vie de la société et qu’ils prennent leurs responsabilités, on commence par participer à la vie de famille et s’occuper de soi et de ses affaires. Ils ne nous remercieront peut-être pas car ils sont ingrats, c’est bien connu, mais on aura fait le job !


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Organisation familiale

La fiche de poste des parents

Oui, une de mes grandes passion dans la vie (après trouver les erreurs dans les tableaux Excel et montrer à mes enfants que j’ai toujours raison), c’est faire des listes. Mais cette liste là, je pense que c’est une des meilleurs listes à faire, et ce pour trois raisons:

  • Elle agit comme un guide des compétences que nos enfants devront maîtriser une fois qu’ils voleront de leurs propres ailes (oui les enfants, on vous aime mais nous n’avons aucun doute que l’adolescence nous donnera bof envie de vous garder avec nous jusqu’à vos 25 ans). Tant qu’à faire, je préfère élever des petits être indépendants qui ne seront pas de gros boulétos pour la société ni, s’ ils en ont, leurs futurs colocataires ou conjoint.e.s.
  • On se rend compte de TOUT ce que l’on fait, et du coup on peut peut-être se rendre compte qu’il faudrait être un petit peu plus indulgent avec nous-même quand on a l’impression de ne pas bien faire les choses. C’est normal en même temps, on ne peut pas tout bien faire en même temps tout le temps (on ne peut pas être au four et au moulin comme diraient les amoureux des expressions pourries).
  • Elle permet de mettre les choses à plat et de faire un état des lieux en couple, ou encore mieux en famille, des tâches et responsabilités de chacun, afin de rééquilibrer les choses. (Je refuse que ma dynamique familiale ressemble à celle d’un travail de groupe à la fac où il n’y a qu’une seule personne qui fait tout mais où tout le monde profite de la bonne note, non mais).

Identifier les postes de responsabilité

Pour ne rien oublier, on essaie de voir la famille comme une petite entreprise familiale, et on fait la liste des “services” au sein de sa boite. Cela nous donne la liste des postes de responsabilité suivante:

  • Poste alimentation/repas
  • Poste textile
  • Poste ménage
  • Poste gestion administrative
  • Poste finances
  • Poste santé
  • Poste travaux et réparations
  • Poste éducation
  • Poste scolarité et activité extra scolaires
  • Poste vacances
  • Poste véhicule
  • Poste jardinage
  • Poste conciergerie
  • Poste relations publiques
  • Poste animaux

Charge opérationnelle Vs Charge mentale

Pour chaque poste, on fait la liste des responsabilités, c’est-à-dire des choses à planifier ou organiser (c’est ce qui contribue à la charge mentale), et la liste des choses à exécuter (c’est la charge opérationnelle).

Exemple: Poste alimentation

Choses à planifier

  • Planification des menus, en fonction du budget, des goûts, de l’équilibre nutritionnel,…
  • Responsable du timing (« quand est-ce qu’on maaaange ?)
  • Répartition des tâches au sein de la famille (courses, rangement des courses, cuisine, dressage, débarrassage, nettoyage,…)

Choses à exécuter

  • Faire la liste de courses (en vérifiant le stock)
  • Faire les courses
  • Ranger les courses
  • Préparation des repas (découpes,cuissons)
  • Mettre la table
  • Débarrasser la table
  • Gérer la vaisselle de préparation
  • Remettre la cuisine en état

On voit donc très vite que la préparation des repas demande beaucoup plus de travail que la simple découpe et cuisson des aliments.

On défini la durée et la fréquence des tâches

Certaines tâches (comme la gestion des repas) s’effectuent tous les jours, et prennent du temps. D’autres comme l’entretien de la voiture ne s’effectuent que ponctuellement et ne prennent pas énormément de temps. Si l’on souhaite établir cette fiche de poste pour mettre à plat les responsabilités de chacun, il faut donc inclure la fréquence et le temps passé pour une répartition vraiment équitable.

Faites cela pour chaque poste, et vous aurez votre fiche de poste complète. Alors oui, elle fait plusieurs pages, et cela prend du temps, mais vraiment, pour toutes les raisons citées au début de l’article, cela vaut le coup de s’y pencher en famille, c’est vraiment un outil top à utiliser.

Et si vous avez peur d’oublier et des choses ou bien vous n’avez pas le temps de la faire, je peux vous envoyer celle que j’utilise avec mes clients! Il suffit juste de m’envoyer votre adresse mail et je vous l’envoie !


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Délégation & Autonomie des enfants, Organisation familiale

Préparer les vacances en famille

“Yes, bientôt les vacances ! Ah non, bientôt les vacances”. Ces deux réactions sont à peu près simultanées dans la tête de tout parent qui ressort la crème solaire pour la première fois de l’année. Il faut bien occuper les gugusses pendant les 6 semaines de congés! Là commence le casse-tête du qui-va-où-quand-et-comment. Et pour ceux qui ont le privilège de partir en vacances, il y a la logistique du voyage à anticiper. Dans cet article, je partage avec vous quelques pistes et astuces pour que la préparation des vacances ne rime pas avec crise de nerf (oui, je sais que cela ne rime pas de toute façon mais vous voyez ce que je veux dire).

Etape 1 – Constituer la cellule de crise

Avant de commencer à remplir le calendrier, il peut être judicieux de s’asseoir avec son.sa conjoint.e et poser les grandes lignes : Camps de vacances ou vacances chez les grands-parents ? Vacances dans le coin ou plus loin ? On rentre au dernier moment ou 1 ou 2 jours avant la reprise ? 

Une fois les grandes lignes posées (calendrier à la main), on fait la liste de tout ce qu’il y a à faire, et on se répartit les tâches.

Exemple chez nous : chacun gère l’organisation avec sa propre famille si les enfants passent du temps chez les grands-parents ou les cousin.e.s. Il fait la loc de voiture, je prends les billets de train, etc.

Etape 2 – Les bons outils

Qui dit partage de tâches dit coordination. Pour cela nous utilisons 2 outils :

  • Un calendrier géant fait maison qui trône sur un mur de la cuisine pour organiser les dates et les déplacements, avec une ligne pour les enfants, une pour moi et une pour mon mari.
  • Un carnet où on écrit tout ce qui se rapporte aux vacances, dans l’ordre du déroulement : les références de réservations, les horaires, les coordonnées ,etc. Tout le monde y a accès et on ne perd plus notre temps à vérifier dans 2 boites mails et 3 google drive tous les éléments dont on a besoin, avant, et surtout pendant le voyage. Cela nous a évité pas mal de prises de tête ! (Je vous rassure, on trouve d’autres choses pour se prendre la tête, ça reste tout de même des vacances en famille non ?).

Avantage pour les enfants anxieux qui ont besoin de poser les mêmes questions 2000 fois pour anticiper et se rassurer: le grand calendrier permet de se projeter et de diminuer le nombre de questions posées. (Je tiens à remercier l’autisme de mon petit dernier sans lequel je n’aurais jamais développé autant d’outils ou de techniques pour nous organiser !).

Etape 3 – Les valises

Surtout si on part pour des vacances type “vadrouille” où l’on change de lieu tous les quelques jours, la gestion des valises est souvent pesante de peur d’oublier des choses à la maison ou sur place, (et repose souvent sur maman, on ne va pas se mentir). Donc comme au dessus, on peut faire ça en famille. Voici quelques idées qui fonctionnent chez nous :

  • On fait le point en famille et on note tout ce qu’on doit prendre avec nous, par catégorie (on peut commencer quand ils sont très jeunes)
  • Chacun à la responsabilité de sa valise de A à Z : préparation, dépôt dans le coffre, remballage quand on part d’un endroit. Quand ils étaient plus jeunes, on la faisait ensemble, puis ils l’ont fait tous seuls et on vérifiaient ensemble, ensuite ils la faisaient seuls et on leur demandait de vérifier en leur lisant la liste à haute voix, maintenant on leur dit combien de jours on part, s’ ils doivent emmener des trucs spéciaux, et c’est tout. S’ ils oublient un truc, à eux de trouver une solution. Avant qu’ils sachent lire, on leur dessinait la liste. On peut aussi prendre une photo de toutes les affaires à scotcher dans le couvercle de la valise, plus facile pour le remballage chez tata et tonton.
  • Chaque enfant a la responsabilité d’une catégorie d’objets pour toute la famille : pour nos dernières vacances itinérantes, Numéro un s’occupait de tout l’électronique. Numéro deux des livres emportés, et Numéro 3 des jeux. Liste à l’appui, cela leur apprend les responsabilités et diminue le temps de remballage tous les 3 jours. Si on ne s’occupe ni de ça ni de leurs valises, ça va plus vite (on fait quand même un dernier tour pour vérifier, on n’est pas fous).

La préparation des vacances peut prendre du temps et il y a souvent mille choses à faire. Si toute la famille profite des vacances, il n’y a pas de raison qu’il n’y ait qu’une ou deux personnes qui les organise. Même les tout petits peuvent prendre leur (toute petite) part. On leur apprend les responsabilités, l’autonomie, et on se régale à l’avance, en les préparants, des bons moments à venir. 


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Délégation & Autonomie des enfants

Desinvisibiliser le travail domestique

Non, je ne fais pas cet article pour montrer que je connais des mots de plus de 3 syllabes. Enfin pas que. C’est surtout pour parler d’un sujet qui me tient à cœur.  

Être organisée c’est la base d’un quotidien facile à gérer (hasta siempre la organization). Mais gérer le quotidien de la famille toute seule, même comme une pro, ce n’est pas gérable sur le long terme. La clé, c’est le partage des tâches, de la charge mentale et l’autonomisation des enfants, quel que soit leur âge.  Bien. Alors on commence par où ?

Le premier conseil que l’on reçoit c’est de montrer l’exemple, cela parait évident. Mais alors pourquoi doit-on répéter les choses 3 fois avant que le salon soit rangé alors que les garçons nous voient le faire tous les soirs ? A part le fait que ce soit peut-être de grosses feignasses ? Et bien parce qu’en fait, ils ne nous voient pas ! Quand on range, on a comme une cape d’invisibilité sur nous. Et impossible de donner l’exemple correctement si notre travail est invisible.  

Mes réflexions sur le sujet ces dernières années m’ont amené à différencier deux types de travail domestique invisible (attention, vocabulaire techniques en approche) : le travail totalement invisible, et le travail quasi-invisible (je vous avais prévenu). 

Le travail totalement invisible 

Ce sont les machines que l’on met en route pendant les siestes, les lave-vaisselles que l’on vide pendant les douches, les courses que l’on fait en drive sur le temps de midi, le linge que l’on plie quand ils sont couchés, les courses que l’on fait quand ils sont au sport, le coup d’éponge sur le lavabo avant de sortir de la salle de bain. On pourrait en citer des dizaines. Toutes ces choses qu’on fait “pour avancer”, pour gagner du temps (oui mais du temps pour quoi, pour en faire plus ?), ou parce que cela parait plus simple de le faire sans les enfants dans les jambes. Si personne ne nous voit faire ces tâches-là, comment réussir à se faire aider, ou mieux encore, à s’en décharger ? Et comment leur montrer l’exemple ?

Le travail quasi invisible 

C’est le travail qui est perçu comme faisant partie du décor. Ce n’est même pas perçu comme une tâche domestique, c’est juste normal, c’est ce que fait maman tous les jours, c’est son truc.  Je parle des repas que l’on prépare quand les enfants font les devoirs, du ménage que l’on fait vite fait quand ils jouent dans leur chambre, du rangement de la table du petit dèj quand ils se préparent pour l’école, du coup d’aspi rapide quand ils sont sur les écrans. Ils sont présents, dès fois même dans la même pièce que nous, mais ils ne voient pas VRAIMENT ce que nous faisons, trop occupés à vivre leur vie et à nous laisser vivre la notre.  

Désinvisibiliser le travail 

Pour vraiment montrer l’exemple, il faut donc rendre notre travail visible. Et pour cela, il y a plusieurs choses à essayer : 

  • Annoncer ce qu’il y a à faire et non ce que l’on va faire : si on annonce “je vais faire à manger”, on implique que c’est notre responsabilité à nous. Alors que si l’on annonce “il faut préparer le repas” (ou alors “bon, il ne va pas se préparer tout seul ce repas” pour les petites rigolotes), on énonce que c’est une tâche qui doit être accomplie, sans nous désigner par défaut comme la personne responsable de la préparation.  
  • Expliquer pourquoi on doit le faire : “il faut préparer le repas maintenant sinon vous allez vous entretuer je sais comment vous êtes quand vous avez faim ça ne sera pas prêt à temps pour aller se coucher à l’heure”. Cela aide les enfants à comprendre la notion d’impératifs. Non numéro 3, je ne fais pas ça juste pour le fun. 
  • Exprimer si on préférerait faire autre chose : “Il faut préparer le repas, j’avoue que je préfèrerais lire un bouquin/prendre un bain /jouer à un jeu avec vous, mais si on ne le fait pas maintenant, on aura tous faim dans une heure”. Et oui, maman est un être comme les autres, avec des envies, des flemmes. Pas une machine de guerre à votre service ! Donc l’excuse “j’ai pas envie de le faire”, si elle ne fonctionne pas pour maman, elle ne fonctionne pas pour toi non plus Numéro 1 (je leur dis avec plus de diplomatie quand même). 
  • Exprimer si cela nous coûte de faire quelque chose : “Je déteste sortir les poubelles quand il pleut !”, “je suis crevée mais il faut quand même faire les courses car le frigo est vide”, “c’est dégoutant de nettoyer les toilettes, mais il faut les nettoyer”. Et oui, maman elle aussi trouve certaines tâches désagréables, et pourtant, elle les fait quand même ! (Oui, maman est un être supérieur mais ce n’est pas le sujet). Personne n’aime sortir le compost, pas plus moi que toi Numéro 2, donc allez zou, c’est ton tour.  
  • Raconter nos journées : si on fait du travail totalement invisible (voir dessus), et bien il faut en parler le soir. Histoire qu’ils soient au courant des choses qu’il y a à faire dans une maison, qu’ils savent que les choses ne se font pas magiquement et automatiquement.

Alors non, le changement ne se fera pas du jour au lendemain et cela en soit ne suffit pas pour que les enfants deviennent des pros des tâches domestiques. Mais c’est une des stratégies de l’arsenal, et elle est plutôt efficace quand on la pratique quasi systématiquement.  Le but n’est pas de faire culpabiliser les enfants mais de les faire se décentrer d’eux-mêmes.  Commencer par ne plus travailler dans l’ombre est un bon point de départ pour une prise de conscience des demandes du quotidien. Ensuite (ou mieux, en parallèle), c’est plus facile de travailler sur l’autonomie. 

Et vous, vous en faites beaucoup du travail invisible ?


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Tri & désencombrement

Nos amis les points chauds 

Chaque maison, si ce n’est chaque pièce, à un voir plusieurs points chauds. Non, je ne vous parle pas d’un endroit ou apparaitrait, comme par magie, votre dernier crush Hollywoodien. Un point chaud, c’est un endroit où les objets s’entassent, comme attirés par un aimant invisible. En général ce sont des surfaces planes et dégagées, facile d’accès. Les plus gros points chauds ? La table de la salle à manger, le meuble de l’entrée, la chaise dans la chambre, le repose pied du salon. Vous voyez de quoi je parle.  

Le problème du point chaud ?  

On y accumule très vite des objets divers et variés (le courrier, les vêtements à plier, les dessins des enfants, le contenu de nos poches, les choses que l’on veut trier plus tard, etc). Le risque est que ces objets s’entassent, moins on a envie de s’y mettre. Une fois qu’il n’y a plus de place, le bazar migre vers d’autres endroits, et on se retrouve à nager dans un bazar ambiant qui demandera encore plus d’énergie à ranger ou à faire ranger.  

Je sais, c’est un scénario digne des plus grands films d’angoisse. Mais n’ayez crainte, il y a des solutions. Je n’allais pas vous laisser comme bébé dans un coin (#ouiJai41ans). 

Les solutions 

Vous avez le choix dans vos solutions bande de petit.e.s veinard.e.s. 

  1. Eliminez le point chaud : c’est le choix le plus radical. La petite table d’appoint n’a aucune autre fonctionne que celle d’accumuler du bazar ? Elle peut sans doute partir. Le courrier devra trouver une autre place, plus logique, pour vivre en attendant d’être trié. 
  1. Diminuer la surface disponible du point chaud : Si sur cette petite table il y a un vase, si sur le haut du micro-onde on met un bol de fruits, cela fait moins de place pour le bazar. On devra faire le vide plus régulièrement car cela débordera plus vite, et la personne responsable y passera moins de temps.  
  1. Intégrer le rangement du point chaud à une routine du matin/soir/hebdomadaire : débarrasser la table du salon peut être la responsabilité d’un membre du foyer qui l’intègre à sa routine du soir par exemple. Une routine c’est un automatisme auquel on ne pense même plus. Cela met du temps à mettre en place, mais ça vaut le coup dans le cas du rangement rapide d’un point chaud. On n’y réfléchi même plus, ça se fait tout seul, et rapidement si c’est fait tous les jours.  

Chez nous le plus gros point chaud c’est la table du salon. Donc tous les soirs après le repas, chacun reprend ce qui est à lui et qui s’est accumulé dans la journée.  

Je vous invite chaudement (jeu de mots) à identifier vos points chauds et essayer une des trois solutions ci-dessus.  Et bien sûr à ne pas être la seule personne à vous occuper de son rangement régulier si vous décidé de garder le meuble en question. A bazar collectif, rangement collectif ! 


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Tri & désencombrement

Notre ami le tri – édition cuisine

La cuisine est une pièce dans laquelle on passe beaucoup de temps, donc que l’on veut agréable, et surtout pratique et praticable (personne n’a envie de jouer à Tetris avant de pouvoir trouver de la place sur le plan de travail pour couper un oignon…sauf peut-être les joueurs de Tétris). Si une cuisine encombrée c’est un inconfort auquel on se confronte au moins 2 fois par jours, alors une cuisine désencombrée c’est un service que l’on se rend tout aussi souvent (un jour je ferais un recueil de phrases profondes).  

Donc avant de changer de cuisine par manque de rangements, ou à cause d’un mauvais agencement perçu, cela vaut le coup de faire un gros travail de désencombrement, et de revoir l’organisation en fonction de SON utilisation, et non celle du catalogue Ikéa.  

Théoriquement, le désencombrement de la cuisine peut aller assez vite, car ce n’est pas l’endroit qui regorge le plus d’objets sentimentaux (même si on peut être attaché au service à soupe de papi). Par contre, c’est le lieu idéal de l’ennemi numéro un du désencombrement : le “au cas où”. On garde 4 plats à tarte « au cas où  » on fasse 4 tartes en même temps alopar exemple (mais quand ? pour le championnat de Bretagne de tarte ?). C’est aussi le lieu de prédilection des ustensiles à utilisation unique, comme le pressoir à ail ou le coupe œufs-durs (je ne veux pas être méchante avec l’inventeur de cette merveille, mais il.elle a déjà entendu parler d’un couteau ?). Et avec ces objets-là, on se ment facilement en se disant que si, on va les utiliser car on a déjà fait des crèmes brulées, une fois, en 2012, donc on va peut-être en refaire (non Bruno, tu n’en referas pas, et en plus elles n’étaient pas terribles, tu ferais mieux de vider tes placards et de soutenir le pâtissier local la prochaine fois que tu veux des crèmes brulées) 

Pour ne pas tomber dans ces pièges, voici la méthode pour laquelle nous avons opté pour notre dernier gros désencombrement de la cuisine.

Avant le tri 

On s’est fixé des critères objectifs pour savoir ce que l’on garde (méthode Dewey : toi tu vis, toi tu vis, toi tu meurs).   

  • On réfléchit à nos VRAIES habitudes de cuisine : on ne met JAMAIS plus de 2 plats au four en même temps, donc on garde les 2 plus versatiles en taille, et on donne les autres. On n’utilise jamais plus de 3 feux en même temps, pourquoi avoir 5 casseroles ? Ce qui rentre dans une petite peu rentrer dans une grande. 
  • On définit le nombre d’exemplaires de certains objets dont nous avons besoin en fonction de nos usages : Nous sommes 5, nous invitons rarement plus de 7 personnes chez nous, donc un service d’assiettes et de couverts pour 12, c’est largement suffisant pour le quotidien, et pour quand on invite. Au pire on fera un apéro dinatoire ou bien on se fait prêter des choses (note pour moi même, pensez à se faire d’abord plus d’amis).  
  • On définit les critères de fréquence d’utilisation pour garder un objet : si on utilise un ustensile/plat/moule moins de 3 fois par an, on ne le garde pas (on peut se le faire prêter, ou juste faire d’autres gâteaux que des charlottes que de toute façons je rate toujours).   

Quelle que soit la pièce que je trie, je privilégie toujours le confort quotidien (comme le fait de mettre moins de 10 minutes à remettre ma cuisine en ordre tous les jours), à “l’au cas où » occasionnel (« au cas où » j’ai envie de faire un tajine une fois par an, “au cas où” je reçoive 10 personnes une fois, etc). On trouve toujours des solutions à “l’au cas où” occasionnel donc à mes yeux, pas besoin de s’embêter au quotidien à stocker ce surplus.  

Une fois le tri fait 

  • On regroupe les objets par usage 
  • On fait attention à mettre les objets les plus utilisés dans les endroits les plus accessibles (on fait les rebelles et on met les verres dans les tiroirs si c’est plus pratique…je sais, ma vie est rock’n’roll).  
  • On a mis tous les couverts, etc. à hauteur d’enfants (si on veut qu’ils mettent la table tout seul, c’est mieux que tout soit à leur hauteur) 
  • Petit truc bonus : les verres, assiettes et couverts ne sont pas aux mêmes endroits dans la cuisine, comme ça ils ne se gênent pas quand ils mettent la table ou débarrasse le lave-vaisselle (on a divisé le nombre de MAAAAAIS t’es dans mes pates/bouge/tu me gêne par 46.5% au moment du vidage de lave vaiselle). 

Résultat 

J’ai de la place pour tout, j’ai même des étagères vides ! Et pourtant, on est 5, la cuisine a peu de rangements et on fait la cuisine tous les jours. Tout est accessible pour tous, les plans de travail sont complètements dégagés, donc la cuisine est facile à utiliser, ranger, et nettoyer. Et comme elle n’est pas encombrée, tout le monde sait où vont les choses, pas juste les parents. Le seul problème c’est que je n’ai plus de tri à faire dans la cuisine depuis plusieurs années, alors que j’adore les avant-après. J’accepte les invitations avec plaisir.  


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Notre ami le rangement

Moi je suis une maligne dans la vie. Je n’aime pas le bruit, je n’aime pas le bazar, je n’aime pas ranger, et pourtant j’ai fait trois enfants. Elle est pas belle la vie ?  

Pour le bruit j’ai trouvé la solution, j’ai des écouteurs anti bruit que j’aime plus que mes fils beaucoup. Pour le bazar j’ai levé péniblement mon seuil de tolérance, mais pour le rangement ça a été plus dur. Pendant des années, j’ai eu l’impression de passer ma vie à ranger. Et le problème c’est que j’ai une incapacité physique à me poser si la maison est dérangée. Donc après une décennie à vivre debout, il a fallu que ça change (quitte à dire au revoir à mes mollets en béton).  

Si vous avez lu mon article sur le minimalisme, vous ne serez pas etonné.e d’apprendre que la première chose que nous ayons fait après mon pétage de cable  cette remise en question fût de réduire l’inventaire. C’est quand nous avons enfin compris que nous n’avions pas un problème de rangements mais juste trop d’objets à gérer que les choses ont pu changé.  

Une fois le nombre de nos possessions divisé par 3 (je vous rassure, ça ne s’est pas fait en un week-end, on n’est pas magiques), on a pu repenser notre système de rangement pour qu’il soit plus simple, instinctif, et qu’il permette à tout le monde de savoir où sont les choses, et pas juste moi (Le fameux “mamaaaaaaaan ! Où est [insérez le nom d’un truc au hasard]” me fait saigner du nez dès que je l’entends).  Fini de faire les choses parce-que-c’est-comme-ça-qu’on-a-toujours-vu-faire. A partir de là on a instauré deux principes pour trouver le système qui nous convient : 

  • On regroupe les objets par type ou usage, et non par pièce ou propriétaire 
  • On prend en compte l’accessibilité des choses pour TOUS, pas juste pour les adultes  

Voici quelques exemples, certains peuvent sembler contre intuitif, mais ça marche. Avant, le linge de maison était éparpillé dans différentes pièces. Les torchons dans la cuisine, les serviettes de bain dans la salle de bain mais les serviettes de piscine ailleurs (ben oui, sinon c’est pas drôle) et les draps de lit dans 2 endroits différents. Maintenant on met TOUT dans un seul meuble : TOUT le linge de bain, de table et de lit. Fini les 3 piles différentes quand on plie, et les aller-retours entre les pièces pour ranger (les aller-retours c’était dans les bons jours, car la plupart du temps on avait la flemme de faire le tour de la maison, donc tout se retrouvail sur un canapé/fauteuil, tout le monde se servait directement dans le tas et on entamait une guerre d’usure pour voir qui craquerait le premier et finirait par ranger)

Sur le même principe on a regroupé tous les livres (au lieu d’en avoir dans le salon ET dans toutes les chambres selon le lecteur), idem pour les légos et autres cartes Pokemon et Magic qui ne sont plus dans 3 chambres différentes, (ah oui, j’ai oublié de dire que j’ai 3 GROS geeks à la maison, mais je suis chanceuse, car ils sont en plus fan de sport, du coup j’ai le privilège d’en savoir beaucoup trop sur la Champions League ET sur D&D…envoyez-moi un hélico!). Pareil pour les fournitures de bureaux (fini les crayons et stylo dans toutes les pièces car en voulant en avoir dans chaque pièce, au final on ne les trouvait jamais car ils étaient éparpillés), ou encore le matériel électronique (on a un placard où on met tout ce qui peut être branché, sans distinction de propriétaire). Vous voyez le principe. 

Regrouper ainsi les objets à trois gros avantages pour nous :  

  • On a notre inventaire sous les yeux. Donc on voit tout de suite si on a trop ou pas assez de quelque chose. Cela évite d’acheter des doublons, et le tri régulier se fait BEAUCOUP plus facilement car on a une vue d’ensemble (Sainte Marie Kondo recommande de faire le tri par catégorie, nous on saute direct l’étape 1 qui consiste à tout regrouper car tout est toujours regroupé…malin le lynx).  
  • Comme tout a une place définie ET unique (et surtout discutée ensemble pour que ce soit logique pour tous), on range deux fois plus vite. 
  • Et surtout, FINI les questions pour savoir où vont/sont les choses car tout est simple et tout le monde connait le système.  

Bon, il faut juste vérifier qu’on ait bien une serviette AVANT d’aller sous la douche car les serviettes ne sont pas dans la salle de bain. Mais ça me permet de chambrer les garçons quand ils oublient, et chambrer mes enfants c’est un peu mon activité préférée (je suis la mère de 3 garçons, je serai donc de-facto à l’origine de toutes leurs névroses et traumatismes même si je suis la mère parfaite, donc autant s’amuser un minimum !) 

 Pour ce qui est de l’accessibilité, on s’est juste posé les bonnes questions. Si on veut que les enfants participent à la vie de la maison, ils doivent avoir accès à tout (sauf les produits dangereux bien évidemment, je ne suis pas SI indigne que ça). Exemple tout bête, il y a quelques années on se plaignait que les enfants ne mettaient pas la table. Mais il se trouve qu’ils avaient besoin d’un adulte pour atteindre les assiettes et les verres. Alors oui, ils ont fini par atterrir dans un endroit fait pour les boites de conserve, mais au moins ils pouvaient ranger la vaisselle et mettre la table tout seul. Ce n’est pas parce qu’un espace de rangement est “fait” pour quelque chose qu’il est forcément adapté aux besoins de la famille. Maintenant, si les enfants ont besoin de mon aide pour ranger ou atteindre quelque chose, on change l’endroit de stockage pour le rendre accessible.  

Donc pour résumer, nous avons réduit le nombre d’objets (la base, niveau Pichu du rangement), nous les avons regroupé (l’évolution, le niveau Pikachu donc), et aussi pensé à l’accessibilité et à la fréquence d’usage (la méga évolution, le niveau Raichu du rangement…je suis à la fois triste et fière de connaitre les 3 stages d’évolution de Pikachu). Maintenant la maison, même dans son pire état, se range en 10 minutes, car tout est logique, tout le monde connait le système, donc tout le monde s’y met. Le soir, on peut se poser, jouer à des jeux avec les enfants, lire, faire un tour, bref faire autre chose que commencer par ranger.  

Et vous, vous avez des astuces à partager pour faciliter le rangement, et surtout le partager avec les membres de votre famille ? 


Vous êtes a un clic d’un intérieur facile à ranger


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Tri & désencombrement

Notre ami le minimalisme

Je vais être honnête avec vous, j’ai hésité avant d’écrire cet article. C’est pourtant le premier que j’ai voulu écrire car il est pour moi la clé de voute de toute notre organisation familiale. Mais j’ai hésité car minimaliste est un mot souvent mal interprété, et j’avais peur de ne pas réussir à vous en parler de manière légère (je vous rassure, j’ai lu tout l’article et en toute objectivité, ça va). Le sujet étant très vaste, je voulais d’abord partager avec vous les effets que le minimalisme a sur notre organisation quotidienne, et non sur le pourquoi ou le comment (ce sera pour plus tard, je suis une pro du teasing).   

Je vais commencé par vous donner NOTRE définition du minimalisme pour que vous compreniez mieux notre philosophie (en plus de celle d’être acceptée comme je suis) : 

 Vivre avec le nécessaire, sans superflu.  

Vous remarquerez que je ne dis pas vivre avec peu, mais avec le nécessaire, et ce qui est nécessaire pour nous ne l’est pas forcement pour les autres, et vice-versa (si tu te demandes si tu fais encore faire partie “des jeunes”, alors même que tu as la chanson des Inconnus dans la tête en lisant l’expression “et vice-versa », tu as ta réponse). Allez c’est parti, on y va, on rentre dans le vif du sujet, en quoi le minimalisme nous simplifie la vie, : 

Vivre avec moins c’est vivre avec mieux 

Roooh, elle est pas belle cette phrase ?  Mais c’est vrai. Comme nous n’avons pas besoin de plus de 3 casseroles (on n’est pas la cuisine du Ritz, on en utilise rarement plus de 2 en même temps, donc 3 casseroles de tailles différentes c’est largement assez pour nous), elles sont de bonne qualité (fini les casseroles Téfal qui ont la lèpre au bout de 3 lavages, j’aurais mis 20 ans d’exposition à du marketing agressif avant de comprendre que c’est un complot). Et ça marche avec tous les objets que l’on possède. Si on achète moins, on achète mieux, plus beau, plus durable, plus utile. Tous les objets/outils/ustensiles/vêtements que j’utilise sont de facto mes préférés car je n’ai pas de doublons (oui, je ne possède qu’un seul jean bleu, je suis une rebelle, mais en même temps, je ne peux en porter qu’un à la fois, alors autant garder celui qui ne me coupe pas en deux quand je m’assois). On les a choisi avec soin car on achète peu, mais on n’achète surtout rien au hasard ou par “coup de cœur » (en même temps j’aurais du mal à avoir un coup de cœur pour une casserole, j’avoue). 

Vivre avec moins c’est moins de choses à gérer 

Moins de vêtements c’est moins de linge à laver/plier/ranger (voir mon article sur la gestion du linge ici, je vous explique pourquoi en détail), moins de d’objets décos, c’est moins de temps passé à faire les poussières, moins de jouets c’est des chambres faciles à ranger (l’ancienne plaie de ma vie !), moins d’articles de sport c’est moins à entretenir, pas de doublons “au cas où » c’est moins de meubles pour stocker…vous voyez le truc ? Je refuse déjà d’être l’esclave de mes enfants (et pourtant ils essaient !), je refuse d’être esclave des objets de ma maison. Après, si j’avais une passion pour faire les poussières, j’aurais peut-être plus de bibelots.  

Vivre avec moins, c’est gagner du temps 

On a déjà assez à faire avec les 3 gugusses, on a choisi délibérément de ne pas perdre de temps à entretenir, chercher, ranger les choses qui nous entourent, et utiliser ce temps autrement. Parce que oui, j’ai bien vu que plus nous étions entourés d’objets, plus on passait de temps à les chercher (que celui qui possède plus de 10 stylos et crayons mais qui ne les trouve jamais quand il en a besoin ose me contredir, mais attention, je suis armée, maintenant je sais toujours où se trouve ma gomme) et surtout les ranger. Comme nous sommes satisfaits de tout ce que nous possédons, on ne perd pas de temps non plus dans les magasins ou sur internet à acheter des choses dont nous n’avons, à nos yeux, pas besoin. Ranger et nettoyer la maison nous prend 20 minutes à tous les 5, une fois par semaine (voir mon article sur le travail des mineurs le partage des tâches).  

Vivre avec moins, c’est créer de l’espace 

Je parle évidemment d’espace physique (moins d’objets, donc moins de meubles, et plus de place dans les placards), mais aussi d’espace mental, pour respirer. Nos murs par exemple, sont peu décorés. Un seul tableau par mur, et encore, pas tous les murs. Non seulement cela met en valeur des tableaux qui, au-delà de nous plaire esthétiquement parlant, nous renvoient des souvenirs positifs, mais cela fait de la place au vide. Faites le test autour de vous, chaque objet que l’on regarde nous rappelle un souvenir (un évènement, une personne), ou bien nous envoie un message (range-moi, fini-moi, répare-moi, utilise-moi, nettoie-moi). Nous sommes assez sur-stimulés par le monde extérieur, nous avons choisi de ne pas être stimulés en permanence chez nous. Moins d’objets c’est aussi moins de choix. Finis les matins bloqués devant ma garde-robe qui déborde à me dire “je n’ai rien à me mettre”. J’ai 3 pantalons d’hiver et 5 hauts manches longue, ça va plus vite.  

Cette liste est non exhaustive. Je pourrais vous dire qu’être minimaliste nous a forcé à réfléchir à notre mode de vie, à apprécier ce que l’on a et savoir ce que l’on veut, nous a forcé à devenir créatifs quand acheter n’est pas une solution satisfaisante, à créer du lien avec des voisins en demandant de se faire prêter un truc plutôt que de l’acheter alors qu’on en a besoin 10 minutes par an, que l’on économise aussi de l’argent en achat, entretien et stockage…tout ça est vrai. Mais si on parle organisation familiale, c’est LA chose qui nous a permis d’avoir un quotidien organisé, donc plus léger, avec plus de place pour profiter des choses qui nous apportent vraiment du bonheur. 


Pour aller plus loin

Pour commencer ton tri tout.e seul.e

Télécharge gratuitement ta liste d’objets à trier, pièce par pièce. « Toi tu vis, toi tu vis, toi tu crèves ». Si tu as la référence, tu es mon genre de personne.

Si tu as besoin d’aide

Dessin d'un trait de 4 mains levées avec un coeur dans chaque paume.

Que tu aies besoin de conseils personnalisés et de motivation pour désencombrer ton intérieur efficacement, ou simplement de bras en plus pour trier avec toi et t’apprendre la méthode, j’ai le service pour toi.


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Organisation du quotidien, Organisation familiale, Organiser son travail

Notre amie la paperasse

“La paperasse, moi, j’adore”. Cette phrase n’a jamais été prononcée dans TOUTE l’histoire de l’humanité (ça et “j’insiste, c’est moi qui me lève pour le biberon de 2h”).  

Gérer la paperasse, c’est comme demander à son crush de 4èmeB s’il veut sortir avec nous. Plus on laisse trainer, plus on s’en fait une montagne, et du coup le moment venu, on part du mauvais côté pour faire la bise, on bafouille, il rigole, il nous dit qu’on est vraiment une “super copine” et il nous demande si-au-fait-ta-copine-Sandrine-elle-n’a-pas-un-petit-ami-parce-que-vraiment-elle-me-plait-beaucoup. Bref. J’ai appris des erreurs de cette fille fictive très tôt, et je me suis rarement fait dépasser. Avec le temps et l’arrivée du tout dématérialisé (la vache, la phrase de vieille!), j’ai affiné, et voilà où on en est maintenant pour que cela prenne très peu de temps. 

La paperasse vient bien de quelques part. Donc on commence par s’attaquer à la racine du mal

  • On automatise tous les paiements que l’on peut  
  • On demande les factures/relevés/communications par internet  
  • J’ajoute des règles dans ma boite mail pour que les factures ne se perdent pas au milieu d’autres emails 
  • Pareil pour les fiches de paie, ou les attestations en tout genre qui ne demandent aucune action de ma part. Si elles sont mises dans un dossier automatiquement, c’est ça de moins à faire et je sais oû les trouver le cas échéant. 

En faisant cela on a réduit pas mal le volume de papier. Mais il y a toujours des petits rebelles qui arrivent par la boite aux lettres (comme l’amende reçue pour mon cher et tendre pour excès de vitesse…bref), ou qu’on ramène en personne (comme un contrat d’assurance). Avec ceux-là aussi on a un système. Je vous présente la clée de voute du système: Le casier magique. TADAAAAAAH.  

A la réception, je jette TOUT DE SUITE ce qui ne demande aucune de ces 5 actions de notre part : payer, appeler, remplir, renvoyer ou garder. 

  • Tout ce que qui peut être géré en moins de 5 minutes avec un minimum d’effort (comme faire un versement rapide en utilisant mon téléphone)je le fais tout de suite. 
  • Tout ce qui prend plus de temps ou d’énergie (genre aller sur internet sur un site que j’utilise une fois par an et dont je n’ai pas noté le mot de passe) va dans le dossier “à traiter” (et j’ai des boutons à l’avance d’avoir à réinitialiser ce fichu mot de passe).  

Alors attention, c’est là qu’il faut de la discipline. Si on met des choses dans un dossier et qu’on ne s’en occupe jamais…ça ne sert à rien, ça ne s’appelle pas gérer la paperasse (comme avoir un abonnement à la salle de sport et ne jamais y aller ne s’appelle pas être un athlète Jean-Blaise)On choisit un moment où on a un peu de temps dans la semaine, et toutes les semaines, on en fait un rituel (et je me rappelle toujours que le temps, on le créé, on n’attend pas de l’avoir). Quand j’étais salariée, je rentrais 30 minutes avant les enfants le mardi, et comme la paperasse me prend moins de 10 minutes, c’était parfait.  

Une fois le dossier sorti, je commence par gérer tout ce qui demande une action de ma part autre que garder. Une fois géré le papier est le plus souvent jeté, mais il peut aussi rejoindre les « à garder ».  

Pour savoir si je dois garder un papier, je me pose la question suivante : est-ce le papier lui-même qui est important ou bien l’information qui est dessusSpoiler alert, c’est rarement le papier. 

  • Si c’est le papier qui est important, je le mets dans un des dossiers de la boite magique (comme par exemple un acte de naissance, un contrat)  
  • Si c’est l’information qui est importante ET que je peux obtenir l’information facilement auprès de l’expéditeur si besoin (comme un relevé de prestations), je jette (la majorité) 
  • Si c’est l’information qui est importante MAIS qu’il serait difficile d’obtenir l’information, je scanne avec mon téléphone, j’envoie dans un dossier, puis je jette.

Une fois par an, je mets mon nez dans les dossiers, je vide et je les mets dans mes archives (des fiches cartonnées toutes simples), par catégorie. Et je repars avec un dossier magique tout vide, en sachant que je retrouve tout dans mes archives très vite si besoin (oui, même les copies de mes diplômes).  

Une image vaut mieux que milles mots, voilà une petite infographie pour vous pour résumer.  

Je me suis fais suée à le faire, j’espère que vous aimerez !

Et voilà, c’est tout. On diminue la source, on gère l’urgent tout de suite, on jette beaucoup, on met le nez dans le “à trier” toutes les semaines, et on archive tous les ans. Comme ça, on ne se fait pas dépasser. Pour nous, ça marche nickel.  

Purée, si cette fille de 4ème (toujours totalement fictive) avait agi tout de suite, elle aurait peut-être filé le grand amour avec son crush, et elle aurait pu l’aider à réaliser son rêve d’ouvrir un bar en Jamaïque. Quel gâchis…. 

Et vous ? Vous gérez comment la paperasse ?


Et si nous trouvions le système parfait pour gérer votre paperasse sans stress ?


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Délégation & Autonomie des enfants, Organisation du quotidien, Organisation familiale

Notre ami le matin 

Avec 3 enfants rapprochés, les matins n’ont pas toujours été faciles. Très souvent au moment où j’arrivais au travail, j’avais déjà l’impression d’avoir fait le Vietnam (oui, je sais, j’aurais des surprises si j’allais vraiment à la guerre). J’avais passé ma matinée à courir après les enfants, leur mettre la pression pour être à l’heure, à chercher des chaussettes propres, calmer les disputes, préparer le petit dèj, perdre mon téléphone, retrouver mon téléphone, essuyer le deuxième verre de jus d’orange renversé par numéro un (TOUS les matins pendant 10 ans de sa vie ! Je crois qu’il tentait d’établir un record, c’est pas possible une telle régularité), chercher mes clefs, calmer une colère, chercher ma carte de bus…vous voyez le truc.  

Maintenant, il n’y a plus de cris (j’ai une méthode, ce n’est pas de la magie noire), et tout le monde part à l’heure, sereinement (sauf quand numéro trois décide que sa vie serait mieux s’il était scolarisé à la maison mais ça, ça peut le prendre à toute heure, pas juste le matin, quelle chance), avec la table du petit dèj débarassée (notez que je n’ai pas dit essuyée, numéro un, si tu lis ce message, tu sais ce qu’il te reste à faire) et la cuisine et le salon en ordre. Alors non, on n’a pas de la chance, on a bossé pour en arriver là, et voilà comment on a fait.  

Quand ils étaient tout petits, les matinées se passaient super bien, même avec un mari le plus souvent en déplacement. J’avais une organisation militaire version chaine d’assemblage PSA, donc les enfants ne pouvaient pas gâcher grand-chose, je faisais tout, je maitrisais tout. C’est quand ils ont tous été indépendants (mais pas trop) que c’est parti en vrille, à environ 3, 5 et 7 ans (Je suis pour la démocratie, l’autonomie et le libre arbitre mes chers enfants, vraiment, mais pas le matin quand j’ai un bus à prendre et que tu ne sais pas encore mettre un pantalon à l’endroit du premier coup). 

On a bien essayé la technique ancestrale de dire-aux-enfants-de-faire-un-effort-parce-que-ça-peut-plus-durer, ça a eu même taux de réussite que la France à l’Eurovision. Le déclic a été une période de convalescence de 3 semaines complétement alitée pour moi. Les enfants avaient alors 6, 8 et 10 ans et on a été forcé de mettre au point un système qui au final a sauvé mes matins (Système – ten points from Maman). 

Mon opération étant programmée, nous avions eu le temps de réfléchir à notre organisation. Mon mari ne serait pas là pour aider le matin (il part au travail en gros quand on se lève), et je serais clouée au lit. Voilà ce que nous avons mis en place. Mais pourquoi on n’y avait pas pensé avant (ben parce qu’avant tu avais la tête dans le guidon ma pauvre Hélène) ! 

  • Leur faire préparer leurs affaires la veille (je ne pourrai pas aller jusqu’au sèche-linge le cas échéant) 
  • Les faire se lever à des heures différentes, comme ça ils ne sont jamais longtemps dans la même pièce car à des stades différents de leur préparation. Ça évite les disputes, et de se perdre en bavardage (GROS point noir de mes matins apocalyptiques). 
  • Acheter un micro-onde (le plus simple possible avec juste UN bouton sur lequel appuyer), le mettre à hauteur des enfants, et acheter un pot en plastique avec un couvercle pour qu’ils puissent faire chauffer leur lait tout seul sans se bruler.  
  • Les récompenser quand ils sont prêts avant 8h (on a un système de bons points qui fonctionne à merveille) 

Et là, miracle, avec tout ce que nous avons mis en place, les matinées se passaient MIEUX que quand j’étais là…de là à dire que j’étais le problème il n’y avait qu’un pas que j’ai franchi assez vite. Parce qu`en fait, en plus de tout ce qu’on a mis en place, sans que je sois là pour leur mettre la pression, ils se sont détendus, et au final ils étaient prêts à l’heure. MAGIE ! (Oui, j’aurais dû m’en rendre compte avant mais il faut suivre, je vous ai déjà dit que j’avais la tête dans le guidon !). 

Une fois remise sur pied, j’ai continué à les laisser tranquille, en me levant après eux. Ils viennent me faire des câlins au lit à tour de rôle après le petit dèj, et quand je me lève ils sont déjà soit habillés, soit en train de se laver. Avec juste moi à m’occuper, j’ai gagné du temps et je peux faire avancer des trucs chiants genre mettre une lessive en route ou nettoyer la cuisine, et ça me dégage en plus du temps le soir quand j’ai juste envie de me poser (bon, je me pose quoi qu’il arrive le soir car mon mari fait presque tout, mais vous voyez l’idée). 

Et comme j’ai vite vu qu’avec de l’entrainement ils avaient souvent 25 minutes à tuer, j’ai rallongé la liste des choses à faire des enfants (mouhahaha) :  

  • Débarrasser la table  
  • Ouvrir les volets 
  • Ranger leur bazar s’il y en a dans le salon.   

Avec tout ça, ils ont quand même tous le temps de lire avant de partir. Elle est pas belle la vie ! La moi du passé n’en croirait pas ses yeux. 

Pour résumer, ce qui marche chez nous c’est, pour nous 5, la préparation la veille, une vraie routine pour chacun, ne pas se retrouver tous au même endroit au même moment, et aussi beaucoup de lâcher prise de ma part : ils vont à pied à l’école, s’ils sont en retard au final c’est leur problème. A ce jour ils n’ont jamais été une fois en retard (ils y sont souvent allés avec des vêtements plus ou moins propres mais bon, on ne peut pas tout avoir).  

Et pour mon téléphone je ne le cherche plus, je mets la radio dessus dès que je me lève, comme ça je sais où il est ! Et vous, vous avez des trucs à partager pour rendre les matins sereins ? 


Vous êtes à un clic d’avoir des matins qui roulent comme sur des roulettes.


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